Ibid., p. 76-77, n"' 163 à
6. Wernicke, dans Pauly-Wissowa, Itenl-lùuycL, II, l.p. 10!» et suiv.
DIVINITES U ORIGINE lIELLENIyLE
en ont eng^endré d'aulres. Archer, il est au besoin le dieu de la mort et le dieu veng^eur ; le soleil ayant vertu de purification, Apollon est encore accessoirement dieu de la médecine : il protège les moissons, auxquelles le soleil est nécessaire. Le laurier purificateur, le palmier glorieux, Tolivier pacifique lui sont consacrés, ainsi que de nombreux animaux : le cygne, oiseau chanteur et qui avait traîné le char d'Apollon dans ses lointains voyages; le coq, héraut du jour naissant ; le corbeau, oiseau fatidique : le rat et le serpent, doués du même pouvoir ; le dauphin, image de la civilisation voguant à travers les eaux ; le loup, que le dieu éloigne des troupeaux ; le grilTon, qui le suivit dans les contrées hyperboréennes ; le daim, la biche, le sanglier, car il chasse ; toute la faune presque, car la cigale, la sauterelle, le lézard, le vautour, I oie ou le
canard paraissent en sa compagnie. Son rôle artistique lui met en mains, outre la lyre, le plecLre et la flûte. Dieu des oracles, il s'assied sur le trépied ; dieu des moissons, il tient des épis et, pasteur, le peduni.
Diane ', au rebours dWpoUon, dont elle était la compagne, n'est pas seulement une divinité grecque adoptée ; il y eut une Diane italique -, mais si vite, si complètement confondue avec Artémis qu on n'arrive guère aujourd'hui, à travers les textes, à reconnaître sa physionomie primitive. Diane aussi est représentée dans nos collections par une quantité énorme de statues gréco-romaines ^, qui la font voir sous les principaux aspects que voici. C'est une divi-
Fi-. 203. — Apollon du Belvédère.
I. Paris, dans Saj^liu, Uict. ilex Ant. : Th. Hii-t. dans Hosclier, l.i'.rilion ; W'ibsowa, dans la Uvul-Encifcl .
'1. Il y en eut menu- plusieurs, nnlamment Diane Aricine et Diane dcTifata; le cai-aclére de di\inité chasseresse parait cependant avoir prédominé chez toutes deux : dans quelques |)eintures el bas-reliefs, elle se montre en amazone, !•■ «arquois au.v épaules cf. Paris. Inc. cit., p. 15r)). . Cf. dans S. Heinach, Statuaire. 1. p. 297 à :no.
H. LES DIVIMTE;
•uité lunaire ; aussi a-t-e!le souvent le croissant sur le front, ou une couronne radiée ; elle est dite lucifère et porte parfois des torches. Mais, pour le statuaire, c'est par-dessus tout une chasseresse, en vêtements courts g-énéralement, pour être plus ag^ile, avec des sandales ou de hautes bottines pour préserver ses pieds des meurtrissures, tenant l'arc, le carquois, ou seulement une flèche, ou encore lépieu. et accompagnée d'un chien. Elle s'attaque aux bêtes dangereuses, loups, lions et panthères, et, par contre, protège le gibier;
les cerfs sont ses animaux favoris, et nombre de statues, dont la variante la plus célèbre est la « Diane de Vevsailles », la font suivre d'une biche apprivoisée '. Celle de Gabies ^. à la (ilyptothèque de Munich, saisit dune main les pattes dun jeune faon qui se dresse amicalement vers elle (fig. "20 4 . Si Mercure ' est bien, comme on le peul croire, un des dieux de la Rome primitive, il dut attendre, pour être invoqué avecquelque fréquence, que Rome fût devenue un centre de négoce — Mercuriiis, évidemment, se rattache à rnerjou merces. Quand ce changement s'accomplit, V Hermès hellénique, dieu du commerce lui-même, révélé aux Romains par les Etrusques, vint fort à propos leur fournir un type plastique tout constitué. On dut s'en inspirer pour la statue de culte à placer dans le premier temple de Mercure, élevé sur'l'Aventin près de cinq siècles avant notre ère. Mais la plus ancienne effigie latine que nous ayons de lui est le profil d'adolescent, coiffé du pétase à ailettes, frappé au droit de Vaes grave cent cinquante ans plus tard ^. Sur d'autres pièces '', sa tête fut parfois accolée à celle
Fis
Diane.