Ihid.. i\'^. 6j)9 : relief du Louvre
pai exception, un Esculapc jeune, imberbe.
I, Reinach. ihid., I,|i. 287. 3:2S8. 3-4 : 289, 2-3.8:11, j). 31,4 : 32,2.8:33.1. 1,
y. Ihid.. II, p. 33, s.
•>. Habelon-Hlanchcl, lironzps de lu liihl. .\al ., \i. '2bO, n" [lîts.
:. Ihid.. p. 251, n" 599.
«. S. Reinacii, Reliefs, II. p. 13. i: H»3. i : III. p. IM», 3.
H. LES DIVIMTHS
et alors accosté dhabitude de sa fille Hygie ', déesse de la santé, dont les Romains ont conservé le nom, traduit à l'occasion par Sahis ou Valetudo. Le type de celle-ci est moins fixe que celui d'Esculape : tantôt jeune lille, tantôt matrone, amplement drapée, avec un voile qu'elle élargit parfois au-dessus de sa tète, elle tient ordinairement une patèreoù le serpent vient s'aJjreuver - : elle a très rarement le
V\'^. 215. — Esciilapc ol Ily^ic Cliclié Alinari .
bâton. Des groupes la montrent à côté d'I'^sculape '' ; dans lun, du Vatican, elle pose la main sur l'épaule de son père et tend la coupe au reptile, qui entoure le bâton de celui-ci (tig". 215).
1. Lecliat, dans Saglio, Ditl. des Ant.. an mol lliffien : Tliramer, dans lioscher. Lexikon, au mol Hi/nieia.
•2. S. Ucinach, Slaluatre. I, p. 2!»ii. :)-7 ; iirj-îOS, 295. 1 et 3. •i. Ihid., II, p. 37, 5-6.
DIVINITKS D ORIGINt: HELLENIQUE
Leur entourage se réduit à une divinité secondaire, Télesphore ', un tout petit personnage campé debout, vêtu d'un grand manteau qu- lui cache les mains, un capuchon enveloppant la tète fig. '216) ou retombant sur la nuque ^. Un bronze du Cabinet des Médailles "* le montre juché sur l'épaule d'Hygie. Certaines monnaies ■* mettent l'enfant entre elle et Ksculape.
J. Divinités de la vie morale et sociale. — Les dieux du ciel présidaient au développement du monde, mais ladestinée, par eux lixée, la loi inexorable et qu'il faut accepter, \e Fatum, fut considérée comme une entité distincte, et sans nul doute elle serait restée à Rome une personnification morale, abstraite, comme tant d'autres, sans l'influence hellénique qui révéla les Moires. La poésie leuravait créé une personnalité et une parenté assez floues, peu distinctes; on savait leurs noms : Clotho, Lachésis et Atropos, et qu'elles symbolisaient respectivement le passé, le présent et l'avenir, quoique le domaine de chacune d'elles ne fût i)as invariablement précisé ; elles semblaieiit interchangeables, et d'ailleurs leurs représentations dans l'art grec restèrent fort rares ^. Les Romains ne connaissaient d'abord qu'un /^a/um ', présidant à la naissance et dit aussi Parca (de parère, enfanter). Parla suite, il se décomposa en trois, à la mode grecque, et il y eut trois Parques, tria Fafa. Elles furent désormais beaucoup plus souvent figurées, grâce aux sarcophages. Celui du musée Pie-Clémentin, qui représente la création de l'homme (fig. '217) ^, les fait voir avec leurs trois noms gravés dans la pierre ; mais là encore leurs attributs révèlent Thésitation. (clotho, en général, tient la quenouille ; Lachésis, des tablettes indiquant les sorls — parmi lesquels elle en tire un — , ou bien le
Fig. 216.
Télesphore.