‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 281 sur 509 · G. Darier, dans Saglio, Dicl. des Anl · texte numérisé non relu

G. Darier, dans Saglio, Dicl. des Anl

2. S. Rciiiach, Slnlttaire, II, p. 1H9-470 : notre fig. = p. 470, 4.

;i. Ibid., I,p. lis,.") : Télospliore et Esciilape, groupe du Louvre. 1. Babelon-Blanchct. op. cit., p. 2ô3, n°60i.

b. De Tarse ; cf. Macdonald, Hunterian Collection. Glasgow, Il 1901), 4°, p. 531, n' 60 ; pi. i.x, 14.

6. Cï. VVeis/iicker, au mol .Moira (II, p. 3094), dans Uoscher, Lexikon .

7. Ilild, au mol Fntuni. dans Saglio, Dict. des Ant. : R. Peter, aux mots FalumclParcae. dans Roscher, Lexilion : Wciszackcr, loc. cil.

R. Ici d'après Roscher, loc. cit., p. .1097 : cf. Amelung. Skitlpl. des Valili., II, p. 5!l,n"3.=)3: pi. i.xvi ;S. Rcinach, fle^e/'s, Ili, p. 391, 1.

g-lobe sur lequel elle écrit ; Atropos, le cadran solaire, ou le volumen, ou les tablettes où sont marquées les destinées. Aucun vestige dans la statuaire.

Fatum perdit du terrain au profit de Fortuna '. la Fortune changeante, d'où viennent les dérogations à la fatalité, et dont le pouvoir arbitraire invitait davantage aux démonstrations cultuelles. Celle-là était une très vieille divinité italique, honorée de temples nombreux ; on ajoutait à son nom des vocables tirés de sa nature morale {Bona, Félix, Bespiciens, etc. i ou d'une particularité rituelle

Fi^. 217.

Les Pnr(|ues cl la création de l'hdnime par Promélhée.

{Virilis, Muliebris, F(/iiestri.s, Bediix, etc.). Elle s'assimile à la figure assez effacée de la 7)yc/>é grecque, dont elle prit l'attribut constant : la corne d'abondance. Pour le reste : la roue, le globe, la proue de navire et le gouvernail qu'on voit sur les monnaies, l'emprunt n'est point manifeste. .Nous confinons avec elle au domaine des allégories personniliées, et en effet, dans la statuaire, on la confond aisément avec IWbondance. Toutefois le gouvernail semble bien indiquer une Fortuna ; c'est, avec la corne débordante de fruits, l'attribut invariable du type le plus fréquent : Vlsis-Forluna '-, car Isis avait avec celle-ci bien des traits de ressemblance, et un syncrétisme en ré<iill;i, qui fut (\e^ j)lus populaires.

1 . l)rcxler, dans Roscher, Lexikon : Hikl, dans Saglio. Dict. des Anl. ■J. S. Rcinach, Slatuairp. II. p. 26îclsuiv.

DIVINITÉS d'origine HELLÉNIQCK 425

Les Grecs avaient fait, dans leurs croyances et dans lart. une large place aux Erinyes, divinités du remords, de la réparation murale et des destinées funestes : elles devinrent à Rome les Furies", déjà vulgarisées chez les Etrusques, mais qu'on voit rarement figurées.

La Némésis - hellénique — sans autre nom en pays latins — se rencontre encore sous l'Empire, en relief ou en peinture, principalement dans les régions orientales ; son type est d'ordinaire contaminé et emprunte à celui de la Fortune l'attribut de la roue.

K. Les Héros. — La notion du héros, personnalité non divine — ou partiellement humaine — par ses origines, mais se rapprochant des dieux par sa nature extraordinaire, est étrangère aux idées romaines : elle s'est cependant imposée en Italie, en ce sens que les héros grecs y ont gardé leur place dans la littérature et dans lart. Place plus efTacée que jadis toutefois ; aussi nous bornerons-nous à signaler celui qui prend le premier rang, Hercule ^, V Héraclès c[\i'ont introduit à Rome les colonies de Grande-Grèce et l'Etrurie hellénisée.

Les érudits estiment généralement qu'il a absorbé un ou plusieurs personnages de la mythologie italique ; mais ce fait n'a pas eu d'inlluence sur les représentations figurées, qui seules nous importent. Le héros fut d'ailleurs à Rome l'objet de cultes officiels. On le conçut d'abord comme Victor ou Invictus, en l'impliquant dans de vieilles légendes latines, dont le souvenir plastique ne s'est conservé que sur des médaillons impériaux ' — ce doit être une statue que reproduit l'un d'eux ', au type du héros assis, entouré d'un trophée, tenant d'une main la massue et de l'autre un aplustre ou un trait. Mais Hercule ne présidait pas seulement aux succès des armes ; sa protection s'étendait à toutes choses ; il procurait avant tout la fécondité des campagnesen associant ses effortsà ceuxdeSilvain *• ; il eut même un culte public comme Musagète ".Néanmoins

1. Happ, clans Rfischer, Lexikon : Hild, dans Sa^lio, 7)/c/ des .l/i/.. ol W'ascr, <lans Fauly-\\'isso\va, Heal-Enc;icl., au mot Fnriae.

2. .\dr. Lcgiand, dansSaj^lio. op.cit. ;0. Rossliacli, dans Hoscher, /.cxfAofi.

3. Fi, Peter, dans Roscher, LexiAon : Diirrhacli. dans Safrlio, Dicl. des Ant . i. Roscher, Inc. cit., p. 2289 et suiv.

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