‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 293 sur 509 · S. Reinacli. ibid., II, p. 336, S · texte numérisé non relu

S. Reinacli. ibid., II, p. 336, S

î. Rcinacli, ihiil.. II, p. 183, 1 ; Sagliu, op. cit., fij;. 1671.

IJIVIMTÉS D ORIGINE ORIENTALE 447

il a pour entouraj^-^e un vrai fouillis d'emblèmes, dont plusieurs se rapportent à lui naturellement, les autres lui étant prêtés par toutes les divinités rattachées aux phénomènes astronomiques.

Une autre personnalité astrale, Ma de Gappadoce, se fît connaître en Occident après les guerres de Milhridate, et si les Romains la confondirent avec leur vieille déesse guerrière Bellone, ce fut sans doute à cause de ses attributs militaires, dont on pense avoir une idée par le type dune monnaie tardive de Goniana ' : une femme drapée, debout, couronnée de rayons, appuyée sur un bouclier et tenant une massue.

Sabazius -, lui, était thrace dorigine, avons-nous dit, et continua d être vénéré en Thrace sous son nom propi'e, mais sous la ligure de Jupiter ou du Soleil. Transporté parles émigrants de ce pays en Phrygie, il y revétil dès lors le costume local traditionnel que nous avons vu imposé à plusieurs autres dieux, et reçut, avec le sceptre, la pomme de pin. amulette et image de la fécondité. Comme eux, on finit par lentourer, dans les monuments, des symboles les plus variés ^et on le rapprocha même des diverses divinités anatoliennes. (Je qui lui demeura réservé, ce fut Temblème de la main voli\e couverte de symboles, surtout le serpent et la ponin.ie de pin. et faisant un geste de bénédiction '.

Enlin une figure mythologique d'Asie, dont le nom s'est perdu, mais dont l'origine non grecque se trahit nettement dans celui de ses prêtres, les mégabyzes, desservants d'un culte orgiastiquc, se transforma à l'Jphèse en une .Artémis, une .Artémis très spéciale, non plus chaste comme l'autre, mais divinité mère, symbole des forces vitales et nourricières de la nature, que l'on appelle la Diane d'Éphèse lig. '234) ■"'. Les Grecs placèrent à ses côtés des emblèmes de chez eux : le soleil, les étoiles, la torche, deux biches, et, sur les monnaies, transformèrent parfois son modias en couronne tourelée. Pour le reste du moins elle demeure parfaitement orientale ; derrière le modius s'arrondit son voile, ou un disque ; une sorte d'égide

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