‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 295 sur 509 · F. Fonçait, A/«nHmen/s/'«o/. X\ni 1910 . p. 161 et siiiv · texte numérisé non relu

F. Fonçait, A/«nHmen/s/'«o/. X\ni 1910 . p. 161 et siiiv

2. Nous suivons, en le réduisant h l'inciispensahle, l'excellent exposé sommaire (|ue M. Fr. Cumont a donné de ces doctrines dans ses Mystères de Milhrn. i' éd., Bruxelles, 1013, in-12.p. lOôet suiv. \'oir aussi ses /<e/ù/. iirienl.. (liap.vi. (k's deux petits livres résument, pour partie, et liennentà jour le vaste ouvrajre d ensemble du même : Textes et monuments relatifs aux mystères de Milfiiii. déjà cité p. ICI, note 1 .

Fip. 23 1. 1'. .1- dEphèsc (Cliché Moscioni .

DIVINITES D ORIGINE ORIENTALE

A la suite des hauts magistrats, Commode se fit initier aux mystères iraniens et, en 307, Dioclétien, Galère et Licinius consacrèrent à Garnuntum, sur le Danube, un sanctuaire à Mithra, « protecteur de l'empire ».

En vérité, c'est tout un système philosophique et religieux, tout un groupe de divinités que le monde romain apprit à connaître. A l'origine des choses, au som'^met de la hiérarchie sacrée, cette théologie plaçait le Temps infini ; les habitants de l'empire l'appelaient parfois Aion ou Saeciiluni^ Kronos ou Saliirnus ; on lui prêtait la figure d'un monstre à tête de lion et à corps humain qu'un serpent enserrait dans ses replis (fig. 235) '. Puissance sans bornes, cet Aion est surchargé d'attributs : il tient le sceptre, le foudre, les clefs du ciel dont il garde les portes. Ses ailes symbolisent sa course rapide; les anneaux du serpent, le cours sinueux du soleil sur Técliptique ; les phénomènes célestes, que ce monstre dirige, sont rappelés par les signes du zodiaque gravés sur son corps ou tout autour, avecles emblèmes des saisons, des quatre vents qui soufflent à son gré. Ce premier principe avait créé le Ciel (Ormuzd) et la Terre, et de l'union de ceux-ci était né l'Océan. Les gens de l'Occident virent dans Jupiter; Junon et Neptune cette triade |irimordiale. Dans certains bas-reliefs, on remarque ce Saturne mazdéen remettant à son fils le foudre, insigne du pouvoir suprême. L'hymen de Jupiter et tle Junon a enfanté tous les autres dieux, qui se retrouvent parallèlement dans le panthéon iranien et dans l'autre.

Pourtant, à cette cour céleste s'oppose celle des régions ténébreuses, dans les profondeurs de la terre, où règne — quatrième élément, le F'eu, — Ahriman (ou Pluton), second fils du Temps infini, avec sa parèdre Hécate. Leurs émissaires, les démons, ont voulu s'élever jusfpiau ciel pour déln'iner Ormuzd, mais celui-ci

Fiy;. il^J. —

Saturne niithriaque

(Florence).

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