DIVINITÉS CELTIQUES ET GALLO-ROMAINES
maux symboliques, le bouc, le coq, le serpent cornu. Dans certains cas, il est assis et associé à la déesse Rosmerta, principalement en Belgique et clans la Haute-Germanie : sur un relief avec dédicace ', Rosmerta tient une patère et semble recevoir une bourse de Mercure ; sur d'autres, moins sûrement interprétés, elle a la corne d'abondance ou le caducée -. Apollon absorba les divinités de la lumière et tous les dieux guérisseurs, notamment ceux des sources; Mars ceux de la guerre : Jupiter toute espèce de dieux topiques : son type devenait franchement gréco-romain, ou c'était le Jupiter à la roue. Les monuments où tous ces dieux revivent sous nos regards sont grossiers, elTrités, mutilés ; aussi constate-t-on sans surprise, chez les auteurs modernes, des divergences sérieuses dans l'interprétation des sujets ^.
On ne saurait sans quelque embarras et hésitation rattacher à une catégoriedensemble le Cavalier thrace. Un groupeimportantde populations provenant de la région du Khodope ayant émigré en Phrygie à une époque très ancienne, c'est en Asie Mineure qu'on chercherait d'instinct un dieu équivalent ; en effet on y trouve quelques exemples d'une divinité à cheval ' ; mais le type y est moins répandu, moins uniforme; certains détails y trahissent l'influence de la conception grecque du mort héroïsé; peut-être, du reste, doit-il beaucoup à l'invasion des Galates.
D'autre part, ce dieu cavalier est vénéré en Thrace à une époque tardive, lorsque des éléments ethniques venus du Nord y ont déjà largement afflué. C'est bien à un courant septentrional ou du Nord-Ouest que nous reportent les ex-voto offerts à ce dieu — ou héros — énigmatique ', et il ne semble pas être resté à l'écart de