Cf. Rend. op. cit., p. 308, fig
3. Voir l'autel de Mayence A. von Domaszewski. Ahhandhingen zar n'im. Heligion. Leipzig, 1909, 8°, p. 130 = S. Reinacli, Reliefs, II, p. 70 à quatre faces, qui portent : Sucellus et Nanlosvelta en Diane : le Genius casironim à couronne tourelée, sacrifiant, et la Fortune, comme lui avec corne d'abondance (Reinach les nomme Abondance et Honiis Eventus' : Grannus et Sirona, en Apollon et Sa/us Reinacli appelle celte dernièie Rosmerta ; Mercure couronne par la Victoire.
i. Voir ceux qua énumérés G. Mendel {B. C. H., XXVI [1902],[p. 220 et suiv. et le dieu asiatique équestre du musée de Rerlin : S. Reinach, Ueliefs, II, p. 30, 3.
'd. Nombreu.x spécimens dans S. Heinacli. Reliefs. II. p. 153 et sui\ . ; cf. surtout G. Seure, Elude sur quelques types curieuT du cavalier Ihrace 'Rei'ue •les Et. anc, XIV 1912], p. 137, 239 et 382; et Archéologie thrace, \" série,
'13 iRev. arch., XXI), p. 67 et suiv.
toute influence celtique, vu que. sur une stèle de Sofia en deux registres, le supérieur lui est réservé et l'inférieur à Epona '. D'autres fois, on remarque près de lui. dans le même champ, des femmes voilées, nymphes ou déesses, en rapport évident avec le culte des sources, ou bien Maires comme celle de la Gaule "^. D'une façon générale, le dieu cavalier porte un manteau qui flotte derrière lui, parfois une jupe plissée ; il brandit une arme, une sorte dépieu court, et en effet les textes le donnent pour un chasseur ; souvent un serviteur parait à sa suite, tenant la queue de sa monture. Fut-il vraiment un dieu national? C'est probable; mais les Thraces, qui ont varié avec fantaisie un motif artistique d'origine pergaménienne, n'ont pas su créer un type sculptural unique de leur dieu cavalier; les inscriptions lui prodiguent tous les noms des divinités grecques, romaines, asiatiques, avec lesquelles il peut avoir quelque ressemblance. L'extrême barbarie des reliefs fait songer naturellement aux ouvrages analogues de l'Europe centrale ou occidentale.
>; y\. — Alléffon'es ilirinisées.
Les Romains ont encore donné la personnalité divine à un certain nombre de notions abstraites envisagées comme allégories ^. Les Grecs les avaient très peu précédés dans cette voie ; s'ils ont quelquefois conçu sous la forme mythique de telles idées, ils sont allés rarement à leur égard jusqu'au culte proprement dit; ils préféraient tourner ces notions en épithètes, accolées au nom d'un dieu ou d'une déesse à physionomie précise.
Des divinités de ce groupe, quelques-unes remontent très loin dans l'histoire, même, d'après la tradition littéraire, jusqu'au temps des rois ; Fides, Juvenliis, Liberfas, Viclorin seraient les plus anciennes. Elles avaient leurs temples, comme les suivantes; on peut donc conclure, et il est certifié dans quelques cas, qu'elles avaient leurs statues ; peut-être, parmi ces femmes drapées dont l'identité nous intrigue, qui foisonnent, plus ou moins mutilées, dans nos collections, en pourrions-nous retrouver quelques-unes ; mais l'uniformité de leurs types est telle qu'une dédicace serait indispensable pour une idenlilicjitioii certaine, el elle mancpie généralemeiil. En