‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 352 sur 509 · Cuniont, Sculpl. de liruxelles, p. 51 et suiv., n · texte numérisé non relu

Cuniont, Sculpl. de liruxelles, p. 51 et suiv., n

i. On peut s'en assurer aisément à laide du t<»me II de S. Heinach. Sta-

iire, où ils sont {groupés.

>. flof». ueibliche Gew.indslatiien. dans les Miinrhener nrchJiolog. Studien

LE PORTRAIT. LES l'ARTICL LIERS

dont chacune a copié, suivant les préférences du moment, des modèles helléniques. Même les Vestales du Forum, prêtresses romaines s'il en fut, sont inspirées de modèles purement grecs. Ce classement chronologique a assez d'importance pour que nous le résumions ; il permet de proposer une date, même lorsque manque le précieux indice de la coiffure.

Sous Auguste prédomine le goût de la mesure ; peu de mouvements ; égale importance attribuée à tous les détails ;' dans tous s'affirme le souci de la ligne ; le dessin est méticuleux. Sous la dynastie claudienne. les types, inventés par Phidias. d'Héra et de Déméter sont en faveur ; on les combine parfois ; les formes imposantes sont les préférées, mais on les dénature par une recherche excessive et arbitraire du mouvement. A l'époque des Flaviens et de Trajan, un type praxitélien donne lieu à d'abondantes répliques : on l'alourdit fâcheusement par un travail hàtif et rude ; les efTets linéaires sont dédaignés ; on cherche les effets de masses, qui éliminent toute précision. Ces tendances paraissent s'accentuer au II* siècle, dont nous avons peu de spécimens. Au iii*^ siècle, le souii sculptural passe au second plan; on se préoccupe davantage de la matière: c est d'elle qu'onattendl impression d ensemble, des mérites et des variations de sa tonalité et de son grain.

î; III. — La. produclion industrielle.

Les œuvres que nous venons de passer en revue, portraits d'empereurs ou de particuliers, de valeur du reste inégale, sont en général des œuvres d'art, destinées à l'ornementation des places, des édifices publics ou des riches demeures privées ', plus rarement des tombeaux. Il nous reste à voir des œuvres simplement industrielles : celles-là ont bien plus fréquemment une (destination funéraire.

dem Aniîenken Adolf Fiirlit'iimflers fieuidinel. Miinicli. 1909, s», p. I0T-21S A CCS exemples, ajouter la statue eu pied de FI. Vibia Sahina de Thasos 215-7 apr. J.-C. . réplique d'une statue du iv s. av. J.-C. (Mendel, Sculpl. du .Vi/.<. otlom., I, p. 3 17 et suiv.,n' 137). WickiiolT, Rie^l et Mrs Stron^ ont été abusés par les traits plus ou moins individuels des visages.

I. C'est le cas du jcinie Camille des Conservateurs (Sluart .lones, Companionpi. i.Mi,. Le sujet est tout romain, et le travail aussi par son caractère minutieux ; mais le type est idéalisé à la grecque. Fut-ce jamais un portrait ?

Une première catégorie comprend les ligures couchées '. L'art étrusque avait créé le type du mort étendu ou au moins à demi allongé sur le couvercle de son sarcophage. Rome le conserva et même le transmit à la Grèce et à lOrient hellénisé. Le plus remarquable exemplaire pour l'Asie Mineure est le sarcophage-lit de Sidamara, du iii*^ siècle, aujourd'hui à Gonstantinople -. Chose curieuse et inexpliquée, c'est en Laconie qu'on a rencontré le plus grand nombre de ces sarcophages surmontés d'un gisant •*. L'idée grecque du banquet funèbre fut, sur le sarcophage, reléguée à l'écart par cette formule italique ; elle se retrouve cependant en Kgypte '. Nous avons vu que, dans la statuaire de fabrication courante, la tète se rajustait souvent après coup sur un corps préparé d'avance, sans qu'on s'inquiétât de la plastique du modèle, ou qu'une deuxième tète était parfois substituée à la première. Les sarcophages aussi se pi'éparaient à l'avance ; on ne réservait, comme travail de dernière heure, que celui de la tète, ou des tètes ; la matière était simplement dégrossie à cet endroit, et après la commande on exécutait les portraits véritables ; c'est ce que prouve l'exemplaire du Gapitole (fig. 319), complètement achevé à l'exception des visages qui, pour une cause inconnue, sont demeurés à l'état d'ébauche. Le mari tient un volunien, la femme une sorte de mandoline. Rien donc de plus convenu que les figures accessoires qui sont censées rappeler les goûts du défunt et que, avant de connaître celui-ci, l'artisan a déjà terminées. On a peine, d'autre part, à se convaincre que la ressemblance exacte des traits ait été généralement obtenue, dans les conditions de hâte que cette façon d'opérer suppose, sous le ciseau de ces praticiens secondaires.

Les types, au surplus, sont peu variés. Le mort est figuré sur son lit, d'habitude couché sur le côté, un bras replié soutenant la tète, ou une main contre la joue qui pose sur l'oreiller, l'autre occupée par quelque objet '. S'agit-il d'un enfant ou d'un jeune garçon, comme dans le spécimen du Gapitole reproduit à la fig. 326 ; près de lui sont ses petits chiens familiers, et il tient les tètes de pavot

1. (]f. Max. (^oUifrnon, Les statues fiinérnires d.ms Inrl çfrec. Paris, 1911, 8", p. .346 et suiv.

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