Collipnon, ihiil., p. 358 et suiv
J. //)i(/..nf,'.227 : homme tenant des ('-pis, et Kil^ur, Cnlal. du Mus. du ('.:nre, lireek Srulpture, Le Caire, 1903, f", n"' 2731 et suiv.
.1. Cf. lîalhylle, alTranchi impérial, tenant un bol : Mus. (Lipilol.. \i. 72. n" 2, pi. XV.
i>'2A IV. LE PORTRAIT. LES PARTICLLIERS
symboliques ; ou bien c est un Éros qui joue avec un de ces jeunes animaux *. Le petit dieu ailé montre par sa présence combien les souvenirs hellénistiques sont toujours vivaces : ici c'est une jeune femme - que sa coiffure fait contemporaine de Marc Aurèle et qui présente une pomme de la main restée libre ; assis sur loreiller, un Eros lui tend une guirlande de fleurs ; un autre sommeille au pied de sa couche. Cette fois le type de la défunte est réaliste : mais ailleurs elle est représentée en nymphe des fontaines, nue jusqu à la taille ; seulement c est une nymphe coiffée selon la mode du temps des F^laviens '^. On notera que les yeux sont ouverts, même quand le mort est présumé en plein sommeil.
Comme en Étrurie, on trouve ég-alement le couple étendu sur le sarcophage commun; tels 1 exemplaire ci-dessus du Capitole et un autre du Louvre ' : la femme, coiffée à la Julia Domna, une guirlande de fleurs en mains, se tourne vers son épouv accoudé sur un masque tragique et tenant le voliimen, symbole invariable de l'homme cultivé.
Toute autre statuaire de nécropole relèverait plutôt du groupe étudié au paragraphe précédent, comme étant de meilleur style, quoique sans originalité. Les personnages sont debout ou assis. Citons par exemple le groupe de Chalsworth ^. une femme assise, enveloppée tout entière de son manteau, sauf les mains, avec sa petite fille debout à ses côtés. I>orsque les statues debout '' ont une destination funéraire, s'il sagit dune femme, la matrone, drapée, tient généralement un pan de son voile de la main droite; parfois elle semble représenter la Pudicité ". Quant aux hommes, il en est qui prennent l'aspect de Mercure, le dieu psychopompe, dans un ample manteau ".
Plus rare est le buste posé sur le tombeau ; c'est la grande sculpture qui s'y essaie, celle qui a produit les « Époux romains » et l'admirable médecin < méthodique » Asi^iticus, sculpté pour une
1. CoUi^-non. op. ri/., (ig. 23" : Benndorf el Schtine. Aniik. Ifildirerke, n' 501.
2. Collif,'non, op. cit.. fif?. 239: Amehinfr, Skulpl. des Valik.. II. pi. i.
3. Collifruon. op. cit.. ii^r. 2 il ; Anielun;.', ibid.. II, pi. .\.\iv et p. 80.
i. Coliigiu.n, op. cit., lig. 226; S. Reinach, Statuaire, II, 2, p. 521, 4.
5. Fui-twanjfler, Journ. of hell. stud., XXI (1901), p. 221 : Strong, op. cit.. pi. oxv.