Collipnon. op. cit., fig. 19s et suiv., p. 326 cl suiv
T. Ibid , lig. 183 Louvre ; Cumonl, Sculpl. de Bni.Telles, w 24, p. 34. X. Collipnon,o/). cit.. l'^:. 206-207 : Amelung. Skulpt. des Vatik.. I. pi. .\. n°'65, 67 A.
tombe, comme on le déduit avec vraisemblance de la formule de salutation qui l'accompagne '. De moindre qualité est le buste de P. Albius, l'enfant à la huile, posé sur un autel funéraire du Gapitole -.
La catégorie de portraits la plus vraiment commerciale comprend ceux qui se détachent contre la paroi du cippe funéraire. On les étudie généralement parmi les reliefs •* et en effet la plupart ont le buste au moins engagé dans la pierre ; mais d'habitude ils sont log^és dans une niche ou une sorte de coquille ', et la tète, émergeant complètement, ou presque, du fond, c'est véritablement plus encore de la ronde bosse. Tout n'est point méprisable dans cette série, où nous avons relevé deux œuvres marquantes, le cordonnier Helius et le couple du Latran ; mais la médiocrité l'emporte de beaucoup. L'ambition du sculpteur se hausse parfois jusqu'à présenter le défunt en pied, dans une attitude de statue ; ainsi du inensor T. Slatilius Aper adossé au fond de sa niche ' : le type est quelconque ; le métier du mort est précisé, sur les autres faces, par les instruments qu'il comporte; au-dessus de lui. au fronton, dans une coquille, le buste de sa femme. Ce parti a encore été adopté, assez ridiculement, pour deux tombeaux d'enfants. L'un. Q. Sulpicius Maximus '', mort à onze ans, avait composé pour les Jeux Capitolins un petit poème emphatique, qui a été g-ravé sur la pierre ; le jeune prodige se détache dans une pose d'orateur et tient un volumen à demi déroulé. L'autre, C. Julius Saecularis ", est debout en avant de sa coquille ; il tient un papillon et un oiseau, avec des gestes qui n'ont rien de ceux d'un enfant; près de lui joue un singe; de l'autre côté, un jeune chien.
Mais presque toujours on exécute un simple buste, qui ne descend même parfois que jusqu'à la naissance des épaules. Sur certains monuments, nous ne trouvons qu'un seul personnage ; tel est celui de M. .Antonius Januarius **. dont la tète est assez mutilée, mais dont le
1. E. Babclon, Le Cahinel de.a Antiques à h Bibl. Nal., Paris, 1887, f" pi. XXVIII. p. 85.
2. Altinanii. GrabalUire, p. 221. fig-. 182. n" 288. 1. Altmann, ibid., p. 19(i-28i.
1. Nombreux en Gaule, par exemple en Narbonnaise : Esporaiulieu. Jiasreliefs. 1. n«* i'78-9. 672-.1, 676. etc. D. Altmann, op. cil., p. 246. lïfc. 193 (CapitoleV H. Ibid., p. 219, fig. 180, n° 285 (Palais des Conservateurs .
7. Ibid.. p. 21S-9, fig. 179, n* 28i (musée des Thermes). Cf. la stèle, un peu meilleure, de Bruxelles: Cumont, op. cit., p. 90, n° 73.