‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 356 sur 509 · Allmann, oji. cit., p. 201, iip. 159 (Latran · texte numérisé non relu

Allmann, oji. cit., p. 201, iip. 159 (Latran

8. Mendel, op. cil., III. p. 12S et suiv., n" 913, 918 à 921.

9. (Jn en a des séi'ics exécutées pour des vétérans de la frontière ; cf. celle

LA PRODUCTION IXDISTRIELLE 527

fort approximative. Si Ion examine un g^roupe un peu nombreux, on observe, pour chaque sexe, une sorte de physionomie stéréotypée ; le même sculpteur avait exécuté toute la rangée de fio-ures ; sans y penser, il les avait faites pareilles.

Peut-être cependant y eut-il de ces marbriers qui s'aidèrent d un moulage pris sur la face du défunt. La chose est sûre pour la statuaire; qu'on en ju-e par divers monuments qui datent <;elon toute vraisemblance, de la fin de la République : une tête masculine du Vatican ', dont l'expression est si particulière et où les plis de la peau sont si marqués; un portrait très réaliste, en calcaire, de la Glyptothèque Ny-Carisberg à Copenhague ^ un buste enterre cuite, provenant de Gumes, au musée de Boston \ Le procédé du moulage se déduit, sur ce dernier, de l'aspect tendu des muscles de la mâchoire et du cou, de la bouche contractée, des traits étirés, notamment vers le nez; mais, ne voulant point garder près deux un parent trop lugubre, les héritiers, rompant avec l'usage du temps, ont fait délimiter l'iris des yeux encore ouverts et creuser la pupille ; le faux regard ainsi créé est un peu fixe, mais d'une énergie singulière. Un masque de cire a peut-être servi à l'auteur du très haut relief représentant L. Vibius et sa femme, et leur jeune lîlsà l'arrière-plan ' : la figure de l'homme, avec sa lèvre supérieure proéminente, sa physionomie éteinte, est comme momifiée.

On avait chez soi des portraits d'ancêtres. Les masques de cire obtenus sur les visages des morts, avant l'ensevelissement, n étaient pas faits uniquement pour sommeiller dans les armaria ou pour en sortir un jour de funérailles nouvelles et se placer sur les figures des gens à gages qui suivaient le convoi, costumés suivant le rang et les fonctions de laïeul du mort qu'ils étaient censés représenter, accompagnant leur descendant à sa dernière demeure Avec ces empreintes on faisait des bustes, dune ressemblance ainsi mieux assurée. Cétait là, primitivement, une coutume des grandes familles ; mais les classes moins élevées penchaient à la suivre Jl <'est retrouvé à Cyzique un buste funéraire dépoque romaine

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1 AmcluiiK. Skulpl. des Vatik.. I. p. 716; pi. ,.xxvi, n" 60'>

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