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LES PETITS MONUMENTS

la source et nous avons là le type intermédiaire entre le décor du !'''■ siècle et celui du premier âge byzantin. Le relief est beaucoup plus accusé que précédemment; il ménage comme un plan supplémentaire en avant du fond; de celui-ci les ombres portées n'assombrissent pas toute la surface : clair et obscur y voisinent. Plus tard il sera entièrement sombre et Ion aura la technique du blanc sur noir, qui prévaut au iv*^ siècle.

§ III. — Les petits monuments. Motifs cFangles, tètes d'animaux.

D'autres exemples d'art décoratif, inférieurs à ceux-là, mais en bien plus grand nombre, nous sont fournis, pour l'époque d"Aug-uste et les suivantes, par les monuments funéraires, autels et cippes.

L'art hellénistique avait une préférence pour l'autel rond, qu il était aisé de recouvrir d'une décoration continue '. Les Romains ayant adopté la forme du cippe quadrangulaire, une difliculté se posa devant eux : il s'agissait, pour donner quelque unité à 1 ornementation, de trouver un moyen de relier la décoration des faces. On essaya de plusieurs.

Un des plus gauches, des plus ambitieux aussi, est celui que révèle un autel d'Arles "-, où l'exécution rachète l'idée. A chaque angle de la face antérieure, un cygne se dresse sur une petite base d'appui ; une de ses ailes déployées se développe sur celte face, l'autre sur la faoe latérale voisine, et va presque rejoindre les branchages d'un palmier, qui orne l'un des angles de la face postérieure. De leurs becs, ces volatiles soutiennent une lourde guirlande, dont la pareille, sur la face opposée, s'appuie au sommet des troncs de palmier, et d'où se détache un ruban qu'un coup de vent fait flotter, avec des replis peu vraisemblables.

Ce qu un corps entier d'animal ne permettait pas de réaliser', une ti te le pouvait faire. On voulait conserver la guirlande, très décorative en elle-même et qui d'ailleurs, sculptée, remplaçait à

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