Allmann, Graballiire, p. 101 et suiv., fig. 85, n
ÉLÉMENTS ARCHITECTOMQLES 559
(iyures d'ang^le notamment. Les Éros porte-,q-uirlancIes sont nombreux sur les couvercles des sarcophages, ou sur les cuves des sarcophages d'enfants '. On a soutenu que ce motif ne remontait pas au delà des règnes de Néron et Trajan - ; en fait, c'est de ce temps-là que datent la plupart des exemplaires que nous en possédons; mais réellement il fut exploité déjà avant notre ère; on le rencontre sur de^ échantillons, trouvés à Délos, de la céramique pergaménienne à reliefs appliqués ^. Un monument non sans mérite ' montre ces Éros soutenant sur une épaule la guirlande, dont leur main opposée saisit l'extrémité : leurs tètes semblent supporter la corniche supérieure ; d'autre part ils pai'aissent se maintenir suspendus dans l'espace, en s'appuyant d'un bras au médaillon qui enferme l'épitaphe. 11 résulte de tout cela une composition légère et bien équilibrée. C'est cette impression de légèreté qu'on cherche à produire partout où on les met en action. Ici, sur un petit monument d'Ostie "', on les a placés chacun à une extrémité de la face antérieure, perchés sur le voile gonflé d'une figure féminine ; ils ont l'air de porter avec peine la guirlande, grosse comme leurs corps enfantins. Là, on les représente immobiles, debout sur un pilastre cannelé en spirale, et faisant office dallantes pour le couvercle de l'urne ". Un cippe du Louvre, d'invention bizarre, à deux registres superposés : en bas, deux Eros montrent l'inscription; sur leurs têtes reposent les motifs d'angle du registre supérieur, des pilastres courts qui portent de jeunes enfants accoudés au lit de la morte '.
§ V. — Eléments architecloni(/ijes.
De bonne heure, le souci de relier la décoration des trois faces s'amoindrit, d'autant qu'on se bornait bien des fois à en décorer une seule; on se soucia uniquement d'encadrer agréablement cellelà ou, en tout état de cause, la face antérieure, la principale. Nous avons déjà noté un recours accessoire aux balustres et aux pilastres,