Ibid., p. 108 et suiv.. fig. ë8. n
Ô6U M. LES RELIEFS UHCOKATIFS
qu'avait pu suggérer laménagement des catafalques sommaires, où l'emploi de ces éléments était presque imposé. Bientôt on ne songea plus qu'à trouver un arrangement quelconque qui offrît, d'une façon générale, un aspect régulier et allongé, et on se préoccupa peu de la guirlande qu on ne craignit pas, même sur un beau monument comme celui d'Amemptus', de l'époque de Tibère, de faire reposer sur une torche allumée. Cet instrument, en rappoit étroit avec le culte des morts, convenait assurément pour un monument funéraire. On pouvait aussi le remplacer par d'autres porte-lumière, comme les candélabres dont on appréciait, pour lornementation des angles, la somptueuse richesse ^. Quelquefois encore ce sont des trépieds, avec leur chaudron couvert, qui encadrent l'épitaphe ^. La présence du palmier se comprendrait moins, si ses branchages ne s'étalaient aussi heureusement que les ailes des oiseaux ou des V^ictoires, et si l'on ne se rappelait qu'en Orient il servait à édifier de légers tabernacles; on a dû l'employer aussi à construire des catafalques, d'où son introduction dans le répertoire des marbriers '*.
Mais le plus simple était encore d'emprunter les éléments constructifs véritables et fondamentaux, le pilastre et la colonne ". Le pilastre épousait à merveille le contour du bloc de pierre, contre lequel il ne produisait qu'un léger rentlement. Pour en relever l'effet, on y creusait d'habitude des cannelures, souvent rudentées à la partie inférieure, ou encore, dans les exemplaires un peu luxueux, soit des sortes d'écaillés ou d'imbrications, soit des rinceaux en feuillages de lierre ou d'acanthe, plus ou moins stylisés. Quant à la colonne, elle s'engageait au quart ou à moitié, suivant qu'elle débordait sur deux faces ou sur une seule. Presque toujours on y retrouve, à satiété, le procédé de la cannelure en hélice '', qui n'est pas pour rendre moins fâcheuse l'evlrême négligence du travail dans quelques cas. Les spires, hâtivement faites, s'élèvent parfois plus rapidement sur une colonne cpie sur sa voisine; ou le sculp-
1. Au Luiivre : Stroii;;, liom. Sciilpture. pi. v.w : AlLinanii. Grabultiire, pi. i, p. 116. n' 111 (cf. le relief du Liiuvrc, <iii .Somnu.s entre en scène avec ses pavots : Id.. p. 112. litr. 02 ; S. Heinach, Reliefs. III, p.."î72, 4.
2. Allmann, op. cit., p. 117-120. ii^. 91 à 06. n" 112. 119-120. ■i. Ibid., p. 120-121, principalement liff. 07. n" 122.
i. Ibid., p. 121-122. surloul fi^. 08, n" 130. .). Nombre d'exemples, ibid., p. 136-173.
6. Cf. V. Chapot, La colonne torse el le dévor en hélice dans l'art antique, Paris, 1907. 8°. p. 92 el suiv.