‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 41 sur 509 · Image dans Durm, op. cit.. p · texte numérisé non relu

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12. Ph. Le Bas, Voy. arch. en Grèce et en .\sie .Mineure. Paris, IS47-77, 4° Architecture), I, pi. x.\.\iii.

13. M Saladin, Nouvelles arch. des missions. Il, p. 2" et siiiv.. surtout fig. 24»

MaNUBI- D'ARCHKOI.O<ilE IIOMAI.VK.

arches inég^ales en plein cintre ; les principales, au milieu, ont une largeur de 34 et de 36 mètres '. Tout aussi remarquable est le pont d'Aibaregas. sur lequel passe la chaussée qui conduisait à Salamanque (longueur : 143 mètres, largeur 8 mètres) : le parapet n"a été que peu endommagé, les trottoirs ont été conservés "-. Un beau pont de Tunisie, qui se voit près de Foum-el-Afrit, se composait de dix arches^ : le pont dHippone de onze ^ ; enfin celui de Merida '\ ouvrage gigantesque, ne comptait pas moins de 60 arches d'un diamètre inégal.

Quelques-uns de ces ponts étaient décorés, soit à chaque extrémité, soit au milieu, de portes monumentales ; le pont dAlcantara et celui de Saintes l'ournissent un exemple du second dispositif, le pont de Saint-Chamas du premier.

i; 111. — Colonnes millinires.

Pour indiquer les distances sur les voies romaines, on plantait le long de la chaussée des bornes, où l'on prenait soin d'inscrire le chilîre des milles, ou en Gaule des lieues, comptés depuis le point de départ de la route ''. Pour Rome, ce point de départ était le mur de Servius, auquel aboutissaient les grandes voies de l'Italie. Au centre même de la ville, entre les rostres et le temple de Saturne, se dressait un milliaire initial, nommé mili.'triam anreum . On en a retrouvé la base ; au-dessus devait s'élever une colonne revêtue de bronze doré. En Italie et dans les provinces, le point de départ des routes variait naturellement ; pour les routes publiques, c'était la capitale ou une ville importante ; pour les routes municipales, la cité dont la voie traversait le territoire. Là encore, on ne manquait pas d'établir en un lieu bien en vue, au forum ou sous une des portes monumentales, un milliaire central, dépourvu naturellement de toute mention de dislance, qui marquait l'origine du numérotage.

Le chiiïre indicateur était précédé d'une inscription assez courte

1. De Laborde, Vot/nge en Espagne. I, p. 116 el pi. c:i.xix à c.i.xxii.

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