‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 42 sur 509 · COLONNES MILLIAIRES · texte numérisé non relu

COLONNES MILLIAIRES

dan? les temps anciens, puis, à l'époque impériale surtout, assez développée : on y lisait les noms d'un magistrat, de l'empereur régnant, du gouverneur, des légions qui avaient accompli le travail d'établissement de la chaussée, de la municipalité qui Tavait créée ou réparée '.

Primitivement, la forme des milliaires était très simple : une pierre grossièrement taillée qu'on fichait en terre : un milliaire qui porte le nom de Popillius Laenas. peut en donner une idée ^. Plus tard, on employa des piliers quadrangulaires assez grands et surtout des colonnes, qui pouvaient atteindre jusqu'à trois mètres de hauteur •*.

On en connaît un nombre infini. Pour les faire tenir debout, au bord de la route, ou bien on laissait à la partie inférieure une surface grossière et rugueuse qu'on enfonçait dans le sol et dont les aspérités assuraient la solidité, ou bien on engageait le bas de la colonne dans un dé cubique qui servait de base au monument (fig. '23) *.

Il n'est pas rare de rencontrer plusieurs inscriptions sur une même colonne ; c'est qu'à partir du lu'' siècle il devint usuel, quand on réparait une route, au lieu de planter de nouvelles bornes, d'utiliser les anciennes en couvrant dune couche de ciment les inscriptions existantes

1 . Cf. R. Cannât, Cours d'épigraphie latine, 1* éd.. p. 272 et suiv.

2. Rilschl, Priscae latinilafis monum. epiçfraph ., pi. i.iv a.

3. Cf. K. Berger, L'eber die Heerslrassen des n'im. Iteichs. Htiliii. 188.3, 8°. Il, p. 9.

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