‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 416 sur 509 · llmann, Gr,ihalliire,ni:- 201 h · texte numérisé non relu

llmann, Gr,ihalliire,ni:- 201 h

4. Hobert, op. cit., II, (iO, 1K2 'iJcinach. Hcliefs. 111, p. .!0,'). 1 cl •>5. -.'"t (Heinach, II, p. 228, 1 .

5. Cfjuvcrcle d'un sarcoplia^c du I.alran, Ilcinacli. <>[>. cit.. III. p. 27H, 2.

SYMBOLES SÉPILCRAUX 615

Pareillement, la sij^nification mystique de la Sirène conduisait à reproduire un épisode des aventures dX'lysse '. Cet épisode prenait encore un autre sens : Tart étrusque a^ait transmis à Rome le thème du voyage de l'âme vers les Enfers ; ce voyage se faisait parfois en char, mais plus souvent en bateau — la mer était au besoin suffisamment indiquée par des dauphins, des Néréides et des Tritons -. Dès lors, moyennant quelque bonne volonté, toute navigation légendaire devenait celle du défunt sur le tleuve infei'nal. Un sarcophage de la villa d'Hadrien •', maintenant à Londres, reproduit trois mythes maritimes : Ulysse auprès des Sirènes, les Argonautes aux Symplégades, Bacchus et les pirates. Nous retombons ainsi dans Tallégorie mythologique, par l'intermédiaire d'un symbole plus ou moins oublié. vSur les cippes, l'image seule dun navire peut suggérer la même idée ', mais également se référer aux fonctions du défunt sur la terre '.

Celles-ci n'intéressent pas que le passé ; une curieuse cond^inaison, spécifiquement grecque, mais conservée sous la domination romaine, évoque l'existence continuée par delà la tombe : beaucoup de stèles-portes découvertes en Asie Mineure sont décorées d'objets domestiques éparpillés sur les vantaux ** : chaussures, clefs, peignes, miroirs, quenouilles, paniers, instruments divers des métiers. Volontiers, en elîel. on indiquait par une porte close ou enlr ouverte (fig. 327 1 l'entrée du royaume de Pluton ', motif qu'ont connu tous les peuples de l'antiquité. Sur l'un de ces monuments, deux \'ictoires, debout de cha(jue côté, tirent à elles les vantaux ^.

Cette vie terrestre [)rolongée se conciliait du reste avec une vie nouvelle inaugurée dans le séjour des morts : ici rinfluence de la Grèce et de la Crande-tirèce a été considérable; elle a introduit les doctrines dionysiaques qui promettaient pour l'au-delà un état de félicité, où léroli^me même avait sa pari. Félicité que chacun concevait à sa manièi-e : certains soldats au camp résumaient leurs

1. Hcin.icli, llcliefs, II, p. 5'JO. 1 ; III. p. l.^j, 2 Robert, op. cit., II, 52, 142),

2. Allmann, Crahnlliire. p. 26, i'v^. 19; p. 81 et .suiv., n»' 1.3-11, Hg. 68-60.

3. S. Heinacli. Iteliefs, II, p. 520, ]. 1. Altniann. (irabnlUire, p. 79, n" .'VJ.

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