Exemple dans Hullii-Cagnal. Tinif/ad. p
m. ROUTES, PONTS ET PORTS
pour en graver de nouvelles sur la partie lisse du milliaire ; aujourd'hui le ciment est tombé et toutes les inscriptions sont également visibles.
§ IV. — Porls^.
Pour assurer les communications, non plus seulement par terre, avec les villes d'une même province ou d'un pays limitrophe, mais par eau, avec les contrées éloignées et les pays d'outre-mer. il ne suffit pas de routes, quelque bien aménagées quelles soient:. il faut encore des ports sûrs. Or. tandis que les Grecs se contentaient la plupart du temps d'aménager des anses et des criques en les protégeant par des digues, les Romains ont osé établir des ports, là même où la côte ne semblait point s'y prêter. En Italie, ils créèrent les ports d'Ostie, à l'embouchure du Tibre ; celui de Cività- ^'ecchia Cenlutncellae), dont les travaux nous ont été décrits par Pline le Jeune ; le parlas Pisanus, au sud de l'embouchure de l'Arno ; ceux dAntium, de Terracine, de Pouzzoles, de Tarente, de Brindisi, d'Ancône, de Rimini, de Misène et de Ravenne, ces deux derniers étant ports de guerre. On ne compte pas les ports qu'ils établirent ou aménagèrent dans les provinces.
Le plus important de ces ports est le double port d'Ostie (fig. 24) ; c'est par lui qu'on peut le mieux juger de l'habileté et de la méthode des ingénieurs maritimes romains -.
Il date du règne de Claude; on lavait creusé un peu au nord de l'embouchure du fleuve, sans doute pour éviter l'envasement. Le bassin, qui s avançait vers le large, était formé par deux grandes jetées incurvées à leur extrémité et venant aboutir à un ilôt central, qui fermait la passe ^. La jetée de gauche, comme on peut le voir sur un médaillon de Néron, était pleine ; la jetée de droite était à arcades pour laisser pénétrer l'eau de la mer, ce qui brise l'elFort de la tempête, et combattre rensai)lemenl '.
1 . Cf. l'article de M. Hesnier, dans le Dicl. des Ant. de Saplio, au mot Port us.
2. (]f. Tcxier, Mémoires sur les ports nntiques situés à l'embouchure du Tibre, Paris, 1858,8°; Lanciani, Annali. 1868. p. 144 et suiv. ; Carcopino, .Xotizie deyli Scuvi, 1907, p. 73» et suiv.
3. Cf. sur celle mélliodc, à propos des ports italiens, Cli. Dubois, Mél. de l* École franc, de Rome, 1902, p. i39 et suiv.
4. V'oir sur le procédé de construction de ces jetées: Ch. Dubois, .Mél. de Rome, loc. cil.