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624 IX. RELIEFS A SIJETS lIISToRlyLKS ET MILITAIRES

Mais une nouveauté considérable s y fait jour. Le Sénat, auteur de la dédicace, entendait honorer Aug^uste, par suite, donner à l'ouvrasse un intérêt actuel, de circonstance ; l'artiste obéit à ce dessein en multipliant les portraits. Car ce sont des portraits, au moins pour la plupart, ces efTi<,nes groupées en rangs serrés sur les plaques fâcheusement dispersées entre des collections diverses : Louvre, Vatican, musées des Offices et des Thermes ': et l'ingéniosité des archéologues s'est évertuée à mettre un nom sur chacun -. Par malheur, plus d'une de ces têtes est une maladroite restauration moderne; quant aux autres, ce sont bien dès portraits, mais dans le goût du temps, donc idéalisés; de là l'air de famille si visible, exagérant encore une ressemblance qui devait exister entre gens unis par le sang. L'absence de barbe, les couronnes qui masquent les chevelures, amoindrissent encore la part individuelle des physionomies, et enfin la comparaison avec des bustes sans regard est difficile, car dans les reliefs de ÏArfi la pupille de l'œil est bien souvent creusée. Bornons-nous à affirmer que la maison impériale est là, peut-être au complet, mais entourée de beaucoup (le personnages officiels, parmi lesquels on risque de la confondre. I:^videmment le cortège était en deux moitiés, car, suivant les fragments, les personnages vont de droite à gauche ou en sens inverse. Sur l'une des plaques on voit des licteurs qui semblent ouvrir la marche; peut-être est-ce le commencement d'une des deux moitiés fig. 329).

Comme le dit fort bien Mrs Strong ^, cette œuvre aura gagné à n'être connue que par débris. Il paraît très probable que l'ensemble eût dégagé pour nous une impression de monotonie : on n'y échappe pas, rien qu'à rapprocher deux morceau.v. Mais chaque fragment en lui-même est séduisant : « certains détails sont charmants de grâce familière et naïve : un petit garçon se suspend à la loge d'un personnage déjà vieux, sans doute son grand-père, et, sentant une main se poser sur sa tête, se retourne vers la jeune femme qui le suit; un autre, par un joli geste d'en-

1. Kn dehors de la firando publicalioii tlKiif;. l'elcrscn. Ira /'.ic/s Aiiffiisine, N'iciine, 1902, i", on les trouvera réunies dans (|uelques ouvrafjes plus acx'essiblcs : (^ourbaud. op. cit., p. "Tel siiiv. ;Slr(inj;, lioin. Sciilpliire,\).^9 cl suiv., pi. VIII et suiv.; Ueinach, lieliefs, I, p. 232 et suiv.; en partie seulement <lanl)aunif;arten, op. cil., p. Sis et suiv., pi. ix.

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