APOGEE. EPOQIE DE TRAJAN
transmettent la bonne nouvelle à ceux des derniers rangs, trop éloignés pour entendre : de là quelque variété dans les attitudes. A droite du même panneau on retrouve lempeieur assis sur son tribunal devant la basilique et. daprès l'interprétation générale.
recevant Tltalie — une femme drapée, un enfant sur le bras qui
lui rend grâces de tant de bienfaits envers ses fils indigents. Lesdeux tableaux se relient très bien par la donnée, mais non certes par lexécution.
Le second relief échappe à cette critique. Il est encore plus endommagé que le premier ; on distingue toutefois, sur la droite, l'empereur au pied des Rostres, regardant un groupe dhommes à courtes tuniques qui apportent et empilent des liasses de documents fig. 33(5 . On admet d'ordinaire qu'il va faire brûler les rôles
Fiji. 3.36. — Trajan faisant dôlruirc li-s rôles de limpôt Cliclic Brofri!.
•m est inscrit l'arriéré des sommes dues au fisc pour le vingtième le> héritages, impôt dont il accorde la remise à toute une calé- -orie de citoyens. Ainsi les deux reliefs se font pendant. On n'y remarque aucun progrès de la virtuosité; l'auteur n'a point cher- ' hé le morceau de bravoure; les plans sont peu nombreux, très -^impies, comme le décorde la moulure supérieure. Ce qui domine, «■"est un accent de vérité.
Celte note est encore sensible, malgré l'allégorie obstinée à repaiaitre, dans les reliefs de l'arc de Bénévent '. Le choix de celle ville s'explique : près d'elle demeuraient des paysans qui profi-
1 Sfronp, ihiil.. p. 21 i-22.T : lUinach. op. cil . I, p. .'•8-66.