IX. RELIEFS A SLJETS HISTORIQUES ET MILITAIRES
Comme type de monument commémoratif, la Colonne Trajane avait plu : la preuve en est que, voulant honorer leur père adoptif, Marc Aurèle et l^ucius ^*erus ne trouvèrent rien de mieux que de lui élever une autre colonne; mais.Antonin le Pieux nayant livré que des combats sans importance, la matière aurait fait défaut pour une chronique illustrée conçue à la manière de l'épopée de Trajan. La colonne, taillée dans le g'ranit, pierre ingrate au ciseau, ne porta donc que la statue de l'empereur et la base ' seule reçut des
Via. 317.
La decursio ^Cliché Moscioni).
bas-reliefs : sur une face, l'apothéose d'Anlonin el de Fausline, plus haut décrite^; sur la partie opposée, la dédicace, et sur les deux côtés le même sujet traité identiquement, la decursio militaire (fig. 347) célébrée lors des apothéoses impériales : au centre, un double groupe de fantassins, avec des siffni'feri ; tout autour un peloton de cavalerie lancé au galop ; leurs évolutions sont présumées s'accomplir en cercle sur le sol. Or tel n'est point l'effet
1. Kllc est au \'alican, jardin de la Pi^riia ; cf. Amcluiij,', 5Ai///i/. îles Valtk,, I. p. KH.i. pi. c.wii ; Slron^'. op. cit., pi. i.xxii : Itcinacli, Heliefs, l, p. 291-292.