‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 446 sur 509 · Ihid.,\i · texte numérisé non relu

Ihid.,\i

1. L'arc de triomphe de S:ilnni(iue, Paris. 1800. i° ; cf. S. lîcinacli. Reliefs. I. |)..3S7-.39i.

.'). Voir les cliars à l'Iépliaiils. les ciin\ois de cluimcaiix : Kiiicli. |)l. vii-viii ; Rcinach, ihid., p. .391-302.

6. Cf. SlroiifJT. ]iom. Siiiljilure, pi. ciii-civ ; Itoiiiacli. ihid.. p. 2.') l-2.')7 los dessins de la p. 251 sunl fails d'après les gravures de Muliols. (|ui donalurenl absolument l'elTet artistique).

7. American Journ. nf nrrhncnldfiii. 2" série. W'II 101.3 . p. iH7-r>o.3.

MaM'Ki. i>'Ai«(;Hi':ni.ni,ii: hhniaim:. 42

t'OS IX. RELIKIS A SUJETS HISTORIQIES ET MILITAIRES

.lut être exécutée uvanl Constantin ; la tête de ce prince anra été

•Ml)«;lilnéo à colles do deux do ses piédécosscurs, qui régnaient dans

LE m'' SIÈCLE ET LHl-OQUE Ci INSTANTIMENNE 659

la seconde moitié du m" siècle; deux de ces reliefs ne iiiériLeraient donc pas les désignations habituelles : défaite de Maxence au pont Milvius, siège et bataille de ^'érone lig. 348). Les quatre autres, qui représentent deux triomphes, un congiaire et une proclamation du haut des Rostres (iîg. 349), sont considérés comme un peu plus récents ; ils peuvent se rapporter à Constantin, comme on l'avait toujours admis, notamment à son triomphe de 3'23, après la guerre qui lui livra la Palestine. M. Monaci remarque en elFet des dromadaires et des soldats coiil'és de bonnets syriens, sortes de caloltes basses et rondes, semblables à ceux que les sculpteurs des sarcophages chrétiens prêtent aux .luil's '. Mais une théorie nouvelle rattache ces panneaux au lrioni|)he de Dioclélien sur les Perses en 'M)'2. L'intervalle entre ces deux dates n'étant que dune vingtaine d'années, on ne peut sérieusement fonder sur des raisons de slvie une préférence pour lune ou l'autre, l'exécution charmante, et l'on peut dire amusante, même dans les scènes de carnage, qu'on ne prend point très au sérieux: les ligures en efîet sont, pour conserver l'expression de Mrs Slrong ^. des poupées sorties d'une boîte et alignées ; elles ont été individuellement conçues et l'assemblage paraît artiliciel. Cela tient surtout à ce que ces |)etits personnages se meuvent tout d'une pièce, par un retour singulier, que nous avons noté, au système archaïque de la fronlalité. Aussi les mieux venus de ces tableautins sont ceux où les attitudes figées conviennent particulièrement : ceux des Rostres et du congiaire ; le caractère officiel, protocolaire de l'action s'en trouve rehaussé, solennisé. .Autre trait spécial à ce relief : il est nettement détaché du fond par un ravalement accentué de la pierre dans les vides de la composition; il en résulte des ombres intenses qui mettent les personnages en pleine lumière. Nous avons là comme un théâtre de marionnettes, jouant avec des figurines d'ivoire, ('eltcmatière, en effet, sera la plus favorable à la technique de cette époque, et elle permettra des ceuvres fort intéressantes, comme les diptyques consulaires '. Ainsi le relief historique s'est peu à peu réduit, amenuisé; il aboutit à l'objet d'art, au bijou.

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