XII. LES RELIEFS DE STUC
de Piranesi. Le décor se présente en panneaux, où « ce ne sont que paysages, chasses et danses, sacrifices et scènes dinitiation, Amours se balançant sur une cor Je, Génies tenant des avirons », entremêlés d'oies et de cigognes, souvenirs alexandrins. « A la voûte de Vapodylerium des Grands thermes, les divisions géométriques sont fortement accusées, simulant des caissons dont le milieu est occupé par un sujet en relief placé sur un fond colorié en ton plat, bleu ou rouge. Des bandeaux de traverse séparent les caissons et. à leurs points de rencontre, sont placés des disques d'où émergent des bustes » comme les emblemnta des phiales d'argent. Mais partout ailleurs les stucs de Tibur diffèrent de ceux que nous avons vus ou allons voir ; aucun style d'architecture : « ici. peu ou pas de réminiscences architectoniques : la base de ces décorations est géométrique ; elles ne donnent pas l'illusion d'une chose réelle vue en perspective, mais servent de cadres à de jolis motifs peints; •c'est donc la peinture qui joue le principal rôle' », et nous aurions à en parler en traitant de la peinture, si nous en connaissions autre chose que le dessin.
C'est à Rome même, au musée des Thermes, que nous trouverons les plus beaux exemplaires de cette forme d'art : ils couvraient les plafonds d'une villa fouillée en 1878 dans les jardins de la Farnésine ^. .\ côté des charmants motifs de remplissage, arabesques, ornements végétaux, Arimaspes et Gnifons. femmes ailées surgissant du calice d'une fleur, accostées héraldiquement et portant des armes, ou encore faisant des libations de chaque côté d'un candélabre et soutenant sur leurs tètes de légères architraves surmontées de Griffons •', nous remarquons des scènes mythologiques et religieuses, par exemple une cérémonie d'initiation. Ailleurs une femme, auprès d'un pilier fleuri, allume deux torches à un autel ; derrière elle, un musicien joue de la double flûte ; en face, un gros Silène s'appuie lourdement contre un cippe, sur lequel s'accoude une femme voilée '. Sujet un peu mystérieux, mais sûrement lié auculte de Bacchus. Ailleurs encore, uneoiFrande à Priape : une femme est