‹ Manuel d'archéologie romaineChapitre 484 sur 509 · XII. LES RELIEFS DE STUC · texte numérisé non relu

XII. LES RELIEFS DE STUC

appartenu à un Grec de Syrie ; mais on peut conjecturer une parenté étroite dans la main-d'œuvre.

Malgré tout, le goût romain a exercé, là aussi, son action. C'est à Rome que ce stuquage à reliefs s'est développé ; il avait commencé par le stvle d'inscrutation qui imitait, à l'aide de stucs polychromes, les revêtements de marbre ; le style d'architecture lui a ouvert les mêmes voies qu'à la fresque. Et tous les motifs accessoires, pavillons de plaisance, belvédères, ruisseaux frais qu'enjambent des passerelles aux arches élégantes, terrasses ornées dhermès. Aelums déployés prêtant leur abri, pêcheurs à la ligne, personnages flânant et conversant, femmes rêveuses accoudées, tout nous ramène à cette prédilection pour la vie agréable et facile, pour le confort, dirions-nous, accru par quelque farniente, idéal commun de la bourgeoisie aisée et de la noblesse italiennes.

CHAPITUK XIII

LKS RELIKFS DE CÉHAMigUK PEINTE ' SoMMAiiu;. — I. Histoiri- rt ti'ilmi(|iic . — I!. I.cs siijels.

Dans ce g^enre d'ouvrages, ce qui iiiléressail le plus les anciens, c'était probablement la peinture el non le relief; tel ne peut plus être notre point de vue, car la peinture s'est presque toujours effacée -, quand elle n"n pas été enlevée par une main moderne : jadis on faisait subir aux spécimens conservés dans les collections un déplorable nettoyage. Nous dirons seulement quelques mots de ce que les traces de couleurs permettent de conclure, et nous nous résignerons à étudier avant tout les reliefs. Ils méritent une place à part, pour la matière même, el Irahissenl une analogie manifeste avec la décoration étrusque.

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I^a matière de ces reliefs était constituée par un mélange d argile el de ces scories \nkaniques ap|}elées pou/.zolnne. J^es exemplaires de choix recevaient ordinairemeul à la surface un revêtement très mince ou de mâchefer ou d'argile plus line, dont on avait garni l'inlérieur du moule avant d'y précipiter la terre à modeler; cette précaution fut peut-être générale dans les premiers.

1. Cl. 11. IJoi'iiiiaim. Die /v'cr.i/ii /A iii ilcr li;nil<iiiisl . Ecip/ij;, ^ éd., Iîl0«. S";' n. von HoluicMi cl II. Wiiiiicfold. .\ ri-lulelilouische rnni. Tonreiiefs der Kaisi'rzeil dans H. Ivikule. Div nnlilicn TcrniUoUvn. \\ . 1-2 . Iîei'lin-Stiilljj:arl lîMl. f". — \otis icnvoyons il codernicr ouvra;::!' sons la rnrnicabréi;ée Uolidon : de même, dans tout ce cliapilre XllI. Heinarii hiut conrl di'sifrne le Hrpt-rlnin- <le reliefs de cet auteur.

J. Si^çualons exceptionnelleineni un ifiicf du nuisée fies Thermes, avec scène de tragédie, où les couleurs soûl mienx conser\ées que d'hahilude : cf. la reprotluclion par lîiz/o Jiihreshefle >les iislerr. Insliliiles, \'III [1905 pi. VI qui croit à une dernière couche de peinlure superposée à la |ireuiièi'e, el diirérenle. C'est la pi. i.x.vxi de Hoiiden.

.'J. Rohdcn. p. 2:** et sniw

M.\Mi-;i, Il AnciiKoi.ooii'; i«omai>k. ;:>

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