I. MATERIAUX DE CONSTRUCTION
sur TAventin, au pied du Capilole et. sur la rive droite du Tibre, au Monte Verde '. "Le pépérin est. lui aussi, un tuf volcanique ; son nom lui vient de ce qu'il est tacheté de petites scories noires, semblables à des grains de poivre. On en trouvait surtout à Albe (Lapis Alhanu^j, ii Rubra. à Fidènes. à Gi\hies{Lapis Gahinus: ; la composition en est assez tendre : il s'elTrite à la gelée, mais n'est point attaqué par le feu -. Les Romains l'utilisèrent beaucoup aux derniers temps de la République el durant TEmpire. Le travertin, qui provenait surtout des carrières voisines de Tivoli, le Caprine, Casai Bernini. il Barco ^ et qui pouvait, par suite, arriver facilement par eau jus(|ue dans la capitale, offre, au contraire, plus de garanties de solidité contre les intempéries, mais éclate ou se désagrège au feu ' ; il ne fut pas introduit dans lusage général à Rome avant le ii^ siècle av. J.-C. : ultérieurement il entra dans beaucoup de constructions publiques, par exemple, le théâtre de Marcellus et le Colisée.
A Pompéi '', les maisons les plus anciennes sont bâties en pierre du Sarno ; formée par les dépôts calcaires de la rivière, d'une couleur jaunâtre, elle existait tout le long de son cours en couches plus ou moins profondes, qui furent exploitées de bonne heure et jusqu'au ii'' siècle av. J.-C. A partir de cette date les Pompéiens emplovèrent de préférence un tuf volcanique qu'ils allaient chercher dans le voisinage de Nocera : cette matière, assez docile, se prêtait mieux aux besoins d'une architecture plus savante. Enfin le Vésuve fournissait à volonté la lave, plus ou moins dense, très suffisante pour la construction des murailles en blocage.
De même pour la ville de Timgad, en Numidie ; on utilisa un grès extrait dans les environs, un calcaire blanc, produit de carrières situées à Mena, à une trentaine de kilomètres de là. et un calcaire bleu provenant de la montagne (jui s'élève au Nord de la cité *'. Carthage était faite d'un tuf calcaire qu'on trouvait sur place et d'un calcaire à grain lin que le terrain fournil on abondance '.