‹ Manuel d'art byzantin (volume 2)Chapitre 145 sur 370 · Bertaux, Rome, II · texte numérisé non relu

Bertaux, Rome, II

2. WOscher-Becchi, Die griechischen Wandmalereien in S. Snba. (RQ, XVI, 1903): Wilpcrt, Le pitture del oratorio di S. Silvia (Mélanges de Uomc, 1906). CA. Munoz, Pitture medioevale romane (L'Arte, 1905;.

332 l'art byzantin de justinien aux iconoclastes

donc être attribuées au commencement du viii*> siècle. Ici aussi d'autres fragments, assez endommagés, semblent dater du début du IX* siècle ; ils représentent une série de scènes de Tenfance et des miracles du Christ, toutes accompagnées de légendes grecques.

Ravenne. — Mais si Ton veut voir combien cet art byzantin du VII® siècle, si capable encore de produire de belles œuvres, est proche pourtant de la décadence, c'est vers Ravenne qu'il faut tourner les yeux.

Mosaïques du V 11"^ siècle *. — Après Tépoque de Justinien, Tart chrétien s'éteignit vite dans la capitale de Texarchat. Sans doute, jusqu'à la fin du vii*^ siècle, on continua à décorer de mosaïques le> murailles des églises : mais de ces médiocres ouvrages toute inspiration originale a disparu. On se borna à copier assez servilement les modèles incomparables qu'offraient Saint- Vital ou Saint-ApoHinaire-Neuf. C'est ce que fit, dans la seconde moitié du vi* siècle, Tartiste qui acheva la décoration de la chapelle archiépiscopale : il reproduisit, avec plus de raideur seulement et de gauche maladresse, le beau décor du chœur de Saint- Vital. Pareillement les mosaïstes qui, vers le même temps, ornèrent Tabside de Sainte-Agathe et ceux qui, au vu" siècle, décorèrent Tare triomphal de Saint-Michel in Affricisco, se contentèrent de copier le Christ trônant de Saint- Apollinaire-Neuf. Enfin, à Saint-Apollinaire in Classe, les artistes qui, dans la seconde moitié du vu® siècle, exécutèrent les mosaïques de Tare triomphal et achevèrent la décoration du chœur, s'inspirèrent visiblement du décor de Saint- Vital. De là viennent les villes saintes, d'où deux processions de brebis montent vers le médaillon du Christ qu'accompagnent les symboles des évangélistes ; de là viennent les grandes figures d'archanges tenant le labarum qui occupent les retombées de Tare. De là encore les tableaux eucharistiques où, sur les côtés du chœur, le mosaïste a combiné les sacrifices mystiques d'Abel, de Melchisédech et d'Abraham ; et de là enfin la composition historique, malheureusement fort abimée, où l'on voit l'empereur Constantin IV remettant à Tarchevêque Reparatus les privilèges qui affranchissaient son église de l'autorité romaine. Dans tout cela, l'artiste s'est contenté de combiner un peu différemment les éléments épars qu'il empruntait à son modèle : il n'a fait nul effort créateur. Et à côté des belles mosaïques de l'abside

1. Cf. les ouvrages cités p. 108 de Itichter, Bayet, Clausse, Rjedin, Kurth et Dichl.

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