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LA VIE DE LA VIERGE

David et Salomon et les autres justes, à qui le Prodrome annonce leur délivrance^ (fig. 227).

Aa vie de la Vierge. — C'est sous l'inspiration des évangiles apocryphes que ce thème, un des plus beaux qu'ait créés Fart byzantin, a pris naissance. La même source a produit le cycle de la vie de la Vierge, qui, à partir du xi^ siècle, prend une place grandissante dans la décoration des édifices sacrés. On le rencontre à Sainte- Sophie de Kief comme à Daphni, tantôt plus étendu, tantôt limité ci quelques épisodes ; on le retrouvera dans les églises du xiv^ siècle et dans les églises athonites, toujours traité avec une particulière prédilection. Un de ses épisodes surtout est d'une merveilleuse beauté : c'est la Dormition ou mort de la Vierge, dont le plus ancien exemple se rencontre à Daphni, où, placé audessus de la porte d'entrée, elle terminé la série des fête^. C'est une composition d'un goût tout antique, par le souci de la ligne décorative qui s'y révèle, par l'harmonieuse répartition des masses qui y apparaît. On a signalé plus d'une fois le saisissant contraste que forme la haute figure du Christ debout avec la ligne horizontale de la Vierge étendue et de la foule des assistants inclinés autour du IR funèbre : ily a là un art supérieur, et l'invention d'un artiste de génie'.

Ainsi se dégagent de l'Évangile un petit nombre de compositions, qui prennent désormais une place essentielle, et dont la faveur grandissante achève de fixer définitivement la composition une fois établie. Il n'est pas rare que ces douze scènes soient réunies de façon à former un ensemble, rassemblant « le corps entier des saints mystères » et prenant ainsi une signification dogmatique. On trouve de tels groupements dans les tableaux sur bois comme dans les mosaïques portatives (tableaux de l'Opéra del Duomo à Florence), sur les ivoires aussi bien que sur les émaux (plaques de la Pala d'Oro à Venise); ils prouvent dans quelles limites plus étroites et plus précises se meut désormais l'iconographie.

Ce cycle normal, on l'a vu, se complètepar quelques épisodes accessoires, eux aussi assez rapidement fixés. Quant à la foule des miracles et aux épisodes secondaires de la Passion, ils perdent progressivement de leur importance et sont relégués dans les parties moins en

1. Millet, Afosafques deDap/ini (Mon.Piot,!!, 1895; ;l)iehl,3f osa }'gues /)i/zanlines de Sainl-Lac (Mon. Piot. III, 1897); Schfinewolf, Die Darstelliing der Auferstehung Christi, Leipzig, 1909.

2. A. Dumont, Sur quelques représentations de /a morl de Li Vierge (RA, 1871, II); Sinding, Mariae Tod und Uimmelfahrt, Christiania, 1903.

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vue de l'église. Toutefois l'esprit dogmatique de la décoration, e attribuantunesigniHcalionspécialeaux images qui décorent le sant tuaire, donnera naissance ici à quelques compositions d'une in%'ei

lion originale et d'une saisissante beauté, comme la Communion des ApiHres ou la Divine Liturgie.

Les Iffpes. — Kn môme temps les types des personnages sacrés se transforment. .-\u pur modèle grec l'art byzantin de la seconde époque substitue fréquemment des traits nouveaux, ne^ busqués.

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