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i. Ihid., 138.
5. Brockhaus, Die Kunst in den A thos-Klôstern^ Leipzig ^ 1891 : Kondakor, Monuments de Vart chrétien à VAthos^ Pétersbourg, 1902.
slriées dor, est œuvre de calligraphe plus encore que de peiotre, » cl cesse, dit Kondakof, d'exiger un talent véritable ' ».
Les haméliei <lu moine Jacques ', — La même inspiration inonn>- (ique se relrouve dans les manuscrits des homélies du moioe Jacques
ialure des homélie:
i\c Kokkinobaphosen l'honneur de la Vierge. 11 existe de cet ouvrage deux manuscrits illustrés, datant du milieu du xn" siècle; l'un esl conservé à la ^'aticane (Gr. 1 162) ; l'autre, celui de la Nationale (Gr. 12081, provient de la bibliothèque des empereurs et est une
iropie du premier. L'illusLraiion, fort luxueufie. eld'un coloris très brillant, comprend un certain nombre de frontispices en pleine page.
abondante suite (le miniatures intercalées dans le texte, n grand luxe de détail^s, illustrent les épisodes de la vii
la Vierge. C'est un très ample développement des évangiles apocryphes, où le désir de rendre tous les détails du texte ne va pas sans beaucoup de monotonie. L'exécution, d'autre part, malgré quelques pages d'une réelle beauté (la Vierge au milieu des chœurs des élus, fig. 296; le Christ sur un lit entouré d'archanges, fig. 297), est souvent maladroite ; l'expression a disparu : les proportions du corps, allongées à l'excès, ne sont plus conservées. Un symbolisme mystique, conforme aux idées formalistes des commentateurs des Pères, emplit certaines compositions. Au fond, Tœuvre est pauvre de conception; l'artiste, qui doit être un moine, peint d'après une idée préconçue, sans se préoccuper beaucoup de la . beauté plastique.
Le développement du culte de la Vierge a donné naissance à l'illustration d'un autre texte, le célèbre hymne Acathistosen Thonneur de la Madone ^ Un manuscrit de la bibliothèque synodale de Moscou (n*'429), qui date du xi** siècle, nous en offre un intéressant exemplaire, orné de remarquables initiales zoomorphiques et de 24 miniatures ; ce cycle, qui a peut-être une origine syrienne assez ancienne, trouvera au xiv® et au xvi*' siècle, à Mistra et à l'Athos, une longue fortune. Mais on y remarque, dit Kondakof, « une tendance lyrique et sentimentale^ qui a détruit les tradition> antiques de l'art ^ ».
Un manuscrit surtout montre les progrès croissants de l'esprit monastique. C'est l'Échelle spirituelle de Jean Climaque, qui fut higoumène du Sinaï vers la fin du vi® siècle, et dont la Bibliothèque Vaticane (Gr. 394) possède une édition illustrée du xi* siècle. Les miniatures, très nombreuses, et toutes pleines de personnages microscopiques, sont d'une exécution parfaite, merveilleuse de patience et de soin méticuleux. Mais la conception en est étrangement monotone. Ce sont des scènes de la vie monastique, que remplissent des allégories innombrables. Toutes les vertus que doit rechercher le moine, fous les vices qui peuvent troubler son âme, sont personnifiés en de minuscules figures qui environnent le religieux. C'est la tradition antique de l'allégorie transformée par le monachisme ; et rien ne montre mieux l'effacement des thèmes antiques et le complet triomphe des idées ascétiques.
Triomphe de Vespril monastique, — Ainsi la miniature du
J. Cf. Pitra. Analecla xacra, I, 250.