‹ Manuel d'art byzantin (volume 2)Chapitre 270 sur 370 · Bayet, Art byzantin, p · texte numérisé non relu

Bayet, Art byzantin, p

2. Sch\umhcv^cr, Biis-retiefs du Campo Anifaran ù Venise Mélaiigen crarcfiénlofcie byzantine, Paris, 1895, p. 171 .

Minute l d\\ ri htfzantin\ 39

Temps ' ; à Saint-Marc encore, une curieuse plaque représente l'épisode légendaire.d Alexandre montant au ciel sur son char attelé de griffons*. Les scènes de l'hippodrome enfin, qui avaient déji

Fig. 302. — Madone. Bas-relief & Santa Maria in Porto, prés Ravcnne.

l'uurni des sujets aux peintres de Sainte-Sophie de Kief, ont par- Tois aussi inspiré les sculpteurs. Le musée de Berlin possède un has-relier provenant de Tusla on Asie Mineure, sur lequel des

I. R. von Schneider, C'berdm Kairoi-RtUtf in Torcttlo (ScrU Harteliana, Vienne. ISBlj).

ï. Durand, Légende d'Alexandre teGmnd, dans les Annales archéolofiques.

l'ivoire 61 1

gladiateurs coiffés de têtes d'animaux exécutent Tun des épisodes du ludus golhicus ^ ; à Athènes, d'autres bas-reliefs montrent un ^dadiateur luttant contre une sirène et un centaure jouant de la lyre *.

Ainsi — et c'est aussi bien le trait caractéristique de tout Tart de ce temps — aux influences orientales se mêlent, dans ces bas-reliefs, les traditions toujours vivantes, quoique souvent maladroitement interprétées, de l'antiquité classique. C'est à cette double source que les sculpteurs byzantins du x'^etdu xi" siècle puisent une bonne part de leurs inspirations, sans dédaigner pour cela les modèles que leur offrent la réalité et le milieu contemporain. Et sans doute, parmi leurs ouvrages, il en est de travail assez barbare : les meilleurs pourtant se recommandent par une finesse et une habileté réelle d'exécution, qui rappellent d'ailleurs les procédés de l'art où se concentre alors toute la gloire de la sc;plpture, celui de l'ivoirerie.

l'ivoihe

Les ivoiriers conquirent en effet toute la place que perdait la grande sculpture^. Depuis longtemps, on le sait, le goût luxueux des Byzantins aimait les ouvrages exécutés au moyen de cette matière précieuse. Ils l'employaient volontiers, dans les usages de la vie civile, à la décoration des meubles, à la fabrication des diptyques, des coffrets, des olifants ; ils la faisaient pareillement servir, dans l'Église, aux objets divers qui composaient le mobilier liturgique, pyxides, couvertures d'évangéliaires, triptyques, etc. Un grand nombre de pièces en ivoire nous est en conséquence parvenu * ; mais la difficulté est assez grande de les classer et de les dater avec précision. La valeur au reste en est fort inégale : à côté d'œuvres

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