IX
cas, daulre pari, de la belle patène de Saint-Pantéléiinon au Monl-
Alhos, ficulptée vers 1200, et où le Vierge portant l'enrant. ligurce
au centre, esl entourée de douze prophètes tenant des cartels
déroulés'. Quelques-unes de ces sléa-
tites, comme certains ivoires, ont été
rehaussées de dorures (Archange de Sau
Anzano, prés Florence ; reliquaire de
Lentini en Sicile) : et aussi bien, pnr la
finesse et l'élégance du Irdvail. lous ces
monuments peuvent-ils prendre place
immédiatement à côté des ivoires. C'est
le même arl, comme c'est en général la
même destination religieuse.
!.•; -.- ■ .-u I /■ Une autre série, dont certaines stéa-
hflioLropc (Brilisli Mu- tiies rappellent les procédés, est formt'e
seum),daprèsDallon.Ca(ii- pgp Jeg ouvrages de la L-lvptique. Les
logae ofChriitianKntiqai- '^ . , , ° , . ,. ^ ,, ,
,,;", ^ artistes du second âpe d or sembleni
avoirrorthabilemenltravaillé les pierres lines. Le Louvre, le Cabinet des médailles, le British Muséum' possèdent un certainnombrede camées et de pierres gravées représentant le Christ, la Vierge ou des sainU, qui sembleni dater du x' ou xi" siècle. Un des plus beaux représente le Christ planant au-dessus des sainls Démétrius et Georges en habitmilitaire [Cabinet des médailles). On en peut rapprocher, au British Muséum, une héliolropeet un saphir gravés repn-senlanl le Christ llig. 318), un jaspe figurant la Madone (lig. 31»), et surtout, au trésor impérial de Vienne, te jaspe vert, mesurant ()" 17 de diamètre, où l'image de la Vierge ^--^ 3,9 ^^ yj^.^^ orante est accompagnée d'une inscription au Cs niée Jaspe (British nom del'cmpereurNicéphoreBolaniate (1078- "",^*"'";; ,f "P'*" 1081) (fig. 3-JO). C'est le seul monument de chri.tUn^ntiquiUel lu tîljplique byzantine que l'on puisse jusqu'ici dater avec cerlitude^ Mais le chef-d'œuvre de cet arl est assurément
1, Kondaliof, Alkoi. pi. 31; Aïnalor, Monnmenlt hysanliiit de l'Athoi ,Vii, Vrem., VI, 1S90..
S. Babclon, CaUtogue des camêfs aniiquet et modernes de U BibUolhéqae .Valionale, Paris, 1900: Dalton, Catalogue oftheesrly chràtian xntiqaitie» of IheBrilish Muséum, Lotidi-cs. ttioi : Fuclw&atfier.Antike Gemmen, Leipxig, 1900
3. DeMcly, Le camée byzantinde .Mcéphore Bolonîale'ilon. Piol.VI.i900'.
la patène en ophite conservée au monastère de Xéropotamou , à l'Athos (fîg'. 321). Autour de la Vierge oranle, debout au centre et encensée par deux anges, se déroule, dans une bande circulaire, une procession d'anges, vêtus en prêtres et en diacres, et portant tous les instrumenta du sacrifice eucharistique. Dans une seconde bande, les apôtres se prestement devant le trône de l'Hétimasie. On reconnaît sans peine, dans celte composition, la scène
Fin- ■lîo. —Camée de Nicéphore BuUnîate ;vicnne;, d'apiès Mon. Piot, t. VI.
de la Divine Liturgie, (elle que la représentent les fresques des églises. Le style de ce petit monument permet de le rapporter au milieu du xii" siècle ; l'inscription mentionnant le nom de l'Augusta Pulchérie a été ajoutée au xviii' siècle * .
Unité de l'art byzantin . — Mais une chose importe plus peutêtre que cette revue rapide des monuments. C'est de noter l'étroite parenté qui unit cet art industriel à l'arl inonuniental de l'époque. Ce sont, de part et d'autre, les mêmes sources d'inspiration ; bien plus, les ivoiriers, on l'a vu, empruntent même directement des modèles aux mosaïques et aux miniatures; et les sujets qu'ils