Kondakof, Émaux
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évang'élisles, les apôtres, des archanges, des saints ; sur les volets sonl fixées des croi?£ pectorales; et encore qu'il y ait dans la disposition de ces plaques quelque confusion, on y peut retrouver l'ordonnance
Fig. 331. — Icône de Kakhouli (d'après Kondakof, [toa$$kiU Dreonoili).
des décorations monumentales. El de même, quoique le triptj'que de Kakhouli soit un ouvrage d'art industriel plutôt qu'une véritable osuvre d'art, les émaux qui y sont appliqués ont une sinj^ulière
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valeur. « Les émaux, dit Kondakof, se distinguent par la précision du dessin et par l'éclat des couleurs, où dominent le bleu de ciel et le bleu turquoise, les tons violet et pourpre, et les nuances
¥ig. 33S. — Iconc de Kakhouli (d'après Kondakof, Itoasskii* Drevnotti).
tendres des chairs; on y sent cette confiance en soi-même, cette maîtrise et cette délicatesse dans l'exécution des détails, qui ne sont possibles que si l'arl, sorti de la période des tâtonnements et
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des incertiludes, dispose déjà d'une série de formes et d'une ornemenlation parraitemenl arrèlées'. «
Pala d'Oro*. — La Pala d'Oro est une œuvre du même genre composite (flg. 333). Elleext très célèbre; mais peut-être en a-t-on parfois grossi plus que de raison l'importance artistique. C'est un ouvrage extrêmemcnisomptueux, mai» nullement homogène, el quia été bien
Fig. 33i. — Plaque de la Pala d'Oro [Sainl-Marc de Venise). Phat. Nayn.
des fois remanié. Acluellemenl il a la forme d'un grand rectangle de 3" 15 sur 3> 10, tout constellé de pierreries, et où de nombreuses plaques émaillées sont insérées dans des montures d'ai^ent et d'or. Maiscesémaux sont d'époques assez différen les, comme l'atteste l'histoire même du monument.
Unepremière Pala fut commandée à Constantinople pour Sainl- Marc au x" siècle par le doge Pierre Orseolo. Elle fut remaniée et ampliiiée au commencement du xn' siècle [1 105) par le doge Orde-