‹ Manuel d'art byzantin (volume 2)Chapitre 297 sur 370 · Cf. livre H, chap. IX etX · texte numérisé non relu

Cf. livre H, chap. IX etX

3. On trouvera sur cette question une bibliographie très abondante dans Krumbacher, Gesch. der Byz. Litteratar^ 2* éd., p. 1125. Je ne retiens ici, en dehors des livres spéciaux, qui seront cités plus loin, que les ouvrages suivants, qui présentent une vue d'ensemble, souvent inexacte, de la question : Schnaase. Die byzantinische Frage (Gesch. der bildenden KQnste, 2* éd., 1871, t. IV) : Springer, Die byzantinische Kunst und ihr Einflass im Abendlande (Bilder aus der neueren Kunstgeschichte, B.)nn, 18K6, t. I) ; Kraus, Geachichle der chrisllichen Kunst^ Fribourg. 1H97, t. II.

LES CAUSES d'influence 669

par périodes, mais encore par régions : et on constatera alors, tout en faisant les réserves nécessaires, que d'une façon générale, ainsi qu'on Ta dit, Tart byzantin fut à ce moment « Tart régulateur de TËurope * », qu'il eut, a pendant toute la première partie du moyen âge, comme la direction générale de l'art dans tout le reste de l'Europe * ».

les influences byzantines en occident

Les causes d'influence. — On sait déjà quel incomparable centre d'art Constantinople fut durant tout le moyen âge, quel fut, en particulier entre le x* et le xii® siècle, le merveilleux éclat de ses industries de luxe. Entre la grande cité orientale et les contrées d'Occident, les relations d'autre part étaient fréquentes. Non seulement, directement ou indirectement, Byzance exerçait une autorité politique sur une bonne partie de l'Italie ; mais, entre la capitale byzantine et les régions occidentales, c'était un va-et-vient incessant de voyageurs, moines grecs et pèlerins latins, marchands syriens et négociants de Venise, d'Amalfi ou de Pise, diplomates de tout pays. Les croisades augmentèrent encore cet afflux d'étrangers dans la ville impériale, et le moyen âge tout entier rêva de Constjtntinople comme d'une cité de merveilles, entrevue dans un miroitement d'or. De ces rapports continuels, de ce prestige incomparable, il était impossible que rien ne résultât. Tous ces voyageurs qui venaient ou revenaient d'Orient apportaient avec eux des objets et des formes d'art, riches étoffes, orfèvreries précieuses, ivoires, émaux, manuscrits illustrés, plans d'édifices même ; ainsi se propageaient à travers le monde les motifs décoratifs chers à l'Orient, les compositions célèbres qui paraient les sanctuaires illustres ; c'étaient autant de modèles dont purent s'inspirer les artistes d'Occident. Ce n'est pas tout. Pour toutes les œuvres d'art d'exécution difficile et de qualité rare, on s'adressait à Constantinople. C'est là qu'on commandait les orfèvreries précieuses et les portes de bronze niellées d'argent; c'est de là qu'on faisait venir, dans toute l'Italie, et jusqu'en Allemagne, les maîtres habiles

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