‹ Manuel d'art byzantin (volume 2)Chapitre 305 sur 370 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

•i. Vôjçe, Ûberdie Bamberyer Domsculpluren[Repcrl.f. Kunstvvissenschaft, t. 22, 1899).

n*est point sans raison qu'Otton III pouvait écrire à Gerberl : « S'il se rencontre quelqu'un pour en aider le développement, on retrouvera chez nous comme une étinc^e de F habileté des Grecs. » {Apad nos invenietur Graecoram induslriae aliquk èJinlilla. )

Les miniatures du XII h siècle. — Ces /influences byzantines persistèrent bien au delà de la Renaissance ot^onienne. Au xii^ siècle, Técole de Salxbourg joue le même rôle qu'avait joué Técole de Ratisbonne au xi* siècle, et comme elle, emprunte aux modèles byzantins ses types, ses draperies, ses compositions. Vers 120<), cette imitation est la règle universelle. Dans le célèbre Hortus dèliciarum de Tabbesse Herrade de Landsberg, certains thèmes, comme celui du Jugement dernier, sont traités dans le plus pur style byzantin. Par Teffet des relations croissantes avec TOrient, par rétablissement, vers la fin du xii*' siècle, des Hohenstaufen dans Tltalie du sud, le prestige de Byzance grandit à ce point en Allemagne qu'au xiii^ siècle elle envahit tout*. « Ce qui donne à Part allemand de celle époque son caractère propre, c'est l'imitation fidèle de Tart byzantin^. » Il domine la peinture monumentale aussi bien que la miniature; il règne en Westphalie (Soest), en Saxe, en Thuringe; les psautiers du landgrave. Hermann de Thuringe (mort en 1217) sont les chefs-d'œuvre du style nouveau ; Tévangéliaire de Goslar (milieu du xm*^ siècle) est si pénétré d'influences grecques qu'on a songé à l'attribuer à un peintre byzantin; et les vitraux de Téglise de Sainte- Elisabeth à Marboui^ (vers 1 190) attestent le même goût général pour tout ce qui rappelle Byzance.

Pourtant, en Allemagne et en France, comme en Italie, l'influence byzantine, si puissante qu'elle fût, ne fut point absolue. Dans les écoles même où son action paraît la plus forte, d'autres traditions, d'autres courants se font jour à côté d'elle; et surtout, bien qu'ils fissent de nombreux emprunts à l'Orient byzantin, rarement les artistes indigènes bornèrent leur rôle à de simples copies. Aussi bien certaines branches de l'art seulement ont-elles véritablement reçu de façon durable l'empreinte étrangère ; en général, les artistes d'Occident, formés à Técole des Grecs, se sont assez vite émancipés parLiellement de la tutelle de leurs maîtres, u L'art d'Orient, comme

1. HaselofT, Elne thûringische-sâchsische Malerschule des XIII JakrhanderlSy Strasbourg, 1897 ; Dobbcrt, Das Evanffeliar im Rathause xa GoxUr (JPK., t. XIX, 1898) ; Haseloff, Die Giàsgemiilde der Elisalietkirche in Marhurg, Berlin, 1907.

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