LB PSAUTIBS SERBE DB MUNICH
mieux que tes Byzantins, conservé la Iradition de la minialure religieuse : ils ont ea parlîculier illustré Tort richement le psautier, romme le montre un beau manuscrit serbe de la Bibliothèque de Munich.
Ce psautier, qui contient 149 miniatures (fîg. 4lO, 411), disposées, les unes en pleine pa^'e, les aulres en bordure dans le texte, a élé exécuté, probablement |)our un prince, vers la fm du XIV* siècle. Il renferme, outre les psau-
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j tex-
tes, eu tête, des passages sur l'instabilité de la vie liumaiiie, à la Hn, la parabole du bon Samari- ' tain, l'hymne Acalhislos et une suite de six tropaires; certains de ces textes sont accom pagnes (le miniatures que 5tr7.ygowski considère comme " absolument uniques
bien qu'à première vue celte illustration semble se rattacher étroitement ^1 artbyzantin.lesavant éditeur a-t-il cru y reconnaître une rédaction sensiblement ditTérente de la rédaction
byzantine ordinaire, et i! l'a rattachée à un ancien prototype syrien, d'après lequel le manuscrit de Munich aurait été, vers la fin du xiv* siècle, copié, sans doute dans le couvent serbe de Cbilandari à l'Athos.
Si séduisante que soit cette hypothèt^e, elle est loin d'être démontrée <, et l'on a fait voir par des arguments assez forts que la plupart
art J>t/»in(in [Journal de» savants.
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Pualttri).
— La Penlccôto. Miniature du
- serbe do Municli 'd'après Stny-
Die Minialarea dm terhitelûn
i ET HINUTUHES
796 LES MONUMENTS DE LA PBlNTm
des traits qui disting'uent le psautier de Munich sont eniprunti?s précisément à celle iconographie nouvelle qui se forma au mr siècle. A plus forte raison convient-il donc de faire de sérieuses réserves sur la théorie plus générale et plus sensationnelle que Strzv- ^wski a déduite de >a première conjecture.
Pour lui, non seulement l'art serbe procéderail.
par l'intermédiaire dt l'Athos, de l'art chrétien de Syrie, et ne devrait absolument rien à Bvzance ; mais l'art byzantin du XIV* siècle lui-mémf ne serait autre chose.
.' dans ses œuvres les plus i-emarquable», qu'une copie de lointains originaux syriens ; et les hautes qualités d'originalité créatrice, qu'onse plailà trouver dans celle pn!tendue Renaissance du temps des Paléolog'ues.
ne seraient qu'une simple apparence, due uniquement à la valeur éminente des prototypes que des copistes attenlifs ont reproduits. Tout ce quia été dit précédemment de l'aride cette époque contredit, il faut bien te dire.
cette hypothèse retentissante. Kt aussi bien, iconographie, le psautier lères essentiels de cet art !st une œuvre d'une esécu-
FifT. 411. — La VicTÇC parmi les docteurs. Miniature du psaulier serbe de Munich (d'après Stnygowskï, Die JUinùloren dei serbitchen PsaUen.)
autant qui
par sa techniqi
de Munich lui-même montre les cara
byzantin dont on voudrait l'exclure. C
lion assez libre, d'un coloris vigoureux et éclatant. « Besnard, écrit
Strzygowski, ne ferait pas contraster plus vivement les rouges, !e&