Strzygowski, Der Domzu Aachen, 44 suiv
3. F. von Reber, Die byzantinische Frage in der Archileklurge$chichle (SiUungsber. d. Phil. hist. Kl. d. bayer. Àkad. d. Wiss,. 1902, p. 463).
fig^ 50. — Saloaique. Ëglisc de Saint- Dénié Iriu s [Phut. I.c Tournenii
civilisations orientales sur la culture occidentale : et si ces influences ont si puissamment agi sur Tltalie, sur TAfrique, sur la Gaule lointaine, combien, à plus forte raison, ont-elles dû se faire sentir dans les régions, bien plus voisines, de TOrient européen.
Les monuments de V Orient européen, — Les monuments de Salonique en offrent une première et remarquable preuve^. Saint- Démétrius et Sainte-Sophie à Salonique. — Au point de
vue de l'architecture, on rencontre dans cette ville, dès le v" siècle, tous les types de construction que nous a révélés TOrient. C'est, à Eski-Djouma, et surtout à Saint-Démétrius, (fig. 50) la basilique hellénistique avec, dans ce dernier édifice, Tatrium, le narthex, les trois nefs séparées par des colonnades à arcades, le transept — addition postérieure — formant un péristyle de chaque côté de la grande nef, les tribunes faisant le tour de Téglise et passant même au-dessus du narthex. C^est la construction sur plan central dans la vaste rotonde de Saint-Georges (comm* du v® siècle), où la coupole est posée sur le mur du pourtour épais et creusé de niches. C'est, à Sainte-Sophie (fig. 51 et 52), la basilique à coupole, incontestablement inspirée d'un type asiatique, malgré Tatrium et le propylée qui la précédaient. On a fort discuté la date et l'origine de ce monument^. Certains savants ont pensé qu'il était postérieur à l'époque de Justinien et n'était qu'un dérivé, assez maladroit et grossier, de Sainte-Sophie de Constantinople. Tout fait croire, au contraire, que cette construction est de date un peu antérieure à la « Grande Eglise » et qu'elle procède d'un autre modèle*. C'est, en effet, une basilique à coupole, analogue à celles que nous
Fig. 51. — Salonique. Sainte- Sophie (d'après Holtzinger).
1 . Texicr et PuIIan, L'Architecture byzantine, Londres, 1864 ; Laurent, Sur la date des églises de Saint Démétrius et de Sainte Sophie, BZ. IV (1895).
2. SLrzygowski, Kleinasien, p. 116 suiv. ; Wulff, Die Koimesiskirche in NicHa^ p. 36 suiv.
3. Ceci n'exclut nullement Thypothèsc qu elle appartienne au commencement du règne de Justinien, dont les monogrammes se rencontrent sur les briques de Sainte-Sophie.
Hvnns signalées en Asie Mineure, mais exécutée avec une Lîmidilé un peu gauche par un architecle peu habitué à ce type de construction. Pour épauler sh coupole, il a, au nord el au sud. intercalé deux lourds berceaux, dont l'effet est de reporter les collatéraux iiu delà de l'alignement des petites absides. Pour la même raison, le tambour de la coupole est enchâssé dans une gaine extérieure
Pip. il. — Suinte Sopliie. Ext^riem- (Phot. Le Toumeau;.
carrée. Tout cela atteste quelque incertitude dans l'emploi d'un type importé d'ailleurs. Mais, par ses traits essentiels, coupole sur pendentifs, collatéraux étroits surmontés de tribunes, murs k trois étages de baies inscrits dans les formerets, Sainte-Sophie n'en est pas moins conforme à ce type ; et dans la forme même et la décoration de ses chapiteaui apparaissent clairement des influences orientRles '.
/.es mosaïques Je Saint-Georges à Sàlonique. — La décoration des églises de Salonique n'est pas moins caractéristique ni moins instructive. Les mosaïques qui décorent Sainle-Sophie sont, à la vérité, de date sensiblement postérieure, et nous les retrouverons plus tard. Mais celles de Saint-Georges méritent dès maintenant
1. Sainte-Sophie île Salonique, Tort cndommain'e par le iirand incendie de 1K90, est demeurée pendant près de vinicl ans en ghscz mi'chanl l'tat. GrAcc an.i éludes qu'un architecte rrançnis. M. l.e Toumeau. a TaitcK de cet înlércHsaiit monument, l'attention a été rappelée »ur lui. En 1909, Ib reflaiiraliun de IVtiificc, entreprise par le jri'uveniemenl olloman, iHait fort «vancéc.
l'attention ' lîg. 53 . Elles rappellent de' façon frappante celles du baptistère des orthodoxes : comme à Ravenne, une grande place V est faite à l'ornement et aux architectures ; el comme elles sont de date un peu plus ancienne (commencement du v« siècle , le slvle monumental s'v accuse moins fortement qu'au baptistère. Autour d'un médaillon central, aujourd'hui dciruil, et encadré d'une riche bordure de feuillages et de fruits, se déroule une zone
inférieure, i>artB):ée en huit compartiments. Sur les fonds d'or, de> ar\-hilcitures se dressent, dune richesse el d'une fantaisie tout ale\aiidrines i ce st>n( de^ absides ajourées, en avant desquelles des ault'ls s abritent sons des baldaquins. Devant ces cditices, des saints »<tnl ilelv^ul. dans l'allilude d'oranls. tous orientaux et antérieurs à la (Viix de l'iVlise; des lé^ndes les accompagnent, indiquant leuinom <fl le mois dt leur fêle. Mais, plus que les figures, le développemcnl des architectures a préoccupé l'artiste, et c'est par la beaulc suiHoul de l'ornementation que ces mosaïques sont d'un si grand ctTel, 1*0 même, dans Imis des [tetites voiiles absidiales, les motifs alexandrins, oiseaux el fruits, forment l'essentiel de la décoration. IVivilltmcul, à h^^ski-djounia, le:^ fragments mutilés qui, aux arcades des tribunes, montrent des guirlandes de fruits, des vases et dos aralM-Mjues. alteslenl lesmémes inHuences et montrent d'où procède
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