‹ Manuel d'art byzantin (volume 2)Chapitre 69 sur 370 · Slnygowski et J'urchliEimcr, toc, cil · texte numérisé non relu

Slnygowski et J'urchliEimcr, toc, cil

1,A CITEH^B DE BIN-Bia-IIIHEH 13M

qui c^l couvert de calottes à pendentifs, on observe quelque timidité encore, et la préitence des chapiteaux du type Ihéodosien semble le rattachera l'ancienne école du v siècle. Le second, au contraire, qui date de 528, égale en audace la construction de Sainte-Sophie 1%. 661. Comme dans les citernes alexandrines, on V trouve deux étages de minces colonnes superposées, que l'architecte. ;ivec une hardiesse prodigieuse, a reliées par de simples tirants en Wis: e( sur ce frêle appui, il a audacieusemsnl posé tes voûtes

massives de ses coupoles à pendentifs. Sur un espace de fii mètres sur 56, on compte 212 dé ces colonnes, mesuraul respectivement l^S et 4*'4 de hauteur. En même temps, l'architecte de la citerne créait le chapiteau-imposte, qu'on rencontre ici pour la première fois, et qui était appelé à une si belle fortune. Par lout cela, Binbir-Direk e.st le chef-d'œuvre de ce genre de monuments, comparable à Sainte-Sophie même par l'habileté technique de la cons- Iruclion et le génie créateur; et elle ressemble k Sainte-Sophie en

ceci encore, que jamais, depuis le vi» siècle, on ne se risqua ii

Hvzance à en répéter les audacieuses dispositions.

Avec de tels chefs-d'œuvre, la période des origines est close : Tart qui se manifeste à Constant inople a trouvé sa formule définitive et atteint du même cpup son apogée. A ce moment, toutes les méthodes de construction sont fixées, tous les types d'édifices se sont produits el se montrent tous appliqués, sans parti pris, sans exclusion. Jamais Tart n'a été plus varié, plus fécond, plus libre ; jamais il n'a eu plus de sLÛence dans la conception, plus d'audace dans l'exécution, plus d'habileté et d'esprit d'invention dans la solution des plus délicats problèmes techniques. Jamais peut-être, comme on l'a remarqué, à aucune époque de l'histoire de Byzance, des individualités artistiques plus géniales n'ont réalisé de plus grands progrès.

Assurément, pour obtenir de tels résultats, il a fallu une longue période de préparation et de tâtonnements ; nous en avons suivi en Syrie, en Egypte, en Asie Mineure, le développement progressif. Mais si tout cela a abouti, si cet art a trouvé à Constantinople sa forme définitive, il^ a fallu quelque chose de plus : le génie de quelques grands architectes, que le vi® siècle vit naître, et les ressources inépuisables que mit h leur disposition l'ambition grandiose de Justinien.

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