‹ Manuel d'art byzantinChapitre 10 sur 309 · LE CYCLE ÉVANGÉLIQUE · texte numérisé non relu

LE CYCLE ÉVANGÉLIQUE

vaient une place naturelle dans l’ensemble dogmatique que formait maintenant la décoration : ils se conservèrent donc, en se transformant et se développant. Ainsi naquirent toute une série de compositions caractéristiques : l'Hétimasie, qui figura le trône préparé pour le Christ, et où il viendra s'asseoir au jour du jugement !; la Déisis ou Prière, où le Christ, juge suprême, est représenté entre la Vierge etle Prodrome, intercédant tous deux pour l'humanité ? ;enfin et surtout la colossale scène du Jugement dernier, que le vi° siècle, à Saint-Apollinaire-Neuf, ne connaissait que sous la forme symbolique du berger séparant les brebis et les béliers, et qui devient, à partir du vin siècle, l’image redoutable et terrifiante où le Christ apparaît dans les nuées, trônant parmi les apôtres, pour juger les vivants et les morts qu'éveille la trompette de l’archange, où les joie du paradis réservées aux élus s'opposent aux tourments des damnés emportés par le fleuve de feu, engloutis dans l'Hadès, où ils sont la proie de Satan et de ses démons #.

Le cycle évangélique *. — Mais surtout le cycle évangélique se développe largement et se modifie. Au v°, au vi° siècle, l'Évangile, à Saint-Apollinaire-Neuf par exemple, était raconté verset par verset ; c'étaient en quelque manière les pages d’un volume qui se

. déroulait sur le mur, présentant les épisodes sacrés dans leur succes-

sion chronologique. Maintenant l'ordre des temps est rompu : quelques scènes se détachent, correspondant aux grandes fêtes de ; et pour les représenter, on imaginera toute une série de cofnpositions nouvelles. Assurément, plusieurs de ces thèmes ont une ôrigine fort ancienne, et leur disposition ne change point : l’Annonciation, la Nativité, l'Adoration des Mages, le Baptème, les

- Rameaux sont fixés depuis le 1v° siècle dans leurs traits essentiels * ;

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