‹ Manuel d'art byzantinChapitre 105 sur 309 · Molinier, lvoires, p · texte numérisé non relu

Molinier, lvoires, p

2. De Linas, Les triptyques byzantins conservés au Musée du Vatican et à la Bibliothèque de la Minerve à Rome (Revue de l'art chrétien, 1886); Kanzler, Gli avori vaticani, Rome, 1903; Munoz, L'art byzantin à l'exposition de Grottaferrata, Rome, 1906, p. 103 suiv.

Romain et d'Eudoxie. En revanche, il y a parenté évidente entre letriptyque Harbaville et trois belles plaques conservées à Venise, à Vienne et à Dresde! : ce sont des volets de triptyque, représentant des apôtres, d’une grande noblesse d’attitude (fig. 324), et sur

Fig. 324. — Volet de triptyque en ivoire (Musée du palais ducal à Venise).

lesquels se lit le nom d'un « despote Constantin » qui pourrait être Constantin X Ducas (1059-1067). De la même école on pourrait rapprocher encore le triptyque du Cabinet des médailles, dont la Cruxifixion occupe le panneau central (fig. 325) : les figures de la Vierge et de saint Jean, aussi bien que les médaillons qui décorent les volets, rappellent, avec quelque chose d’un peu plus conventionnel seulement, le style du triptyque du Louvre. Enfin plusieurs plaques représentant la Vierge semblent apparentées au même groupe : celle d'Utrecht (fig. 326), où la Madone, un peu longue, est drapée avec une élégante simplicité, est d'une facture assez semblable à celle du diptyque de Romain ; celle de Liège, où il y a quelque maniérisme, et celle du tri-

ptyque de l’ancienne collection Spitzer (aujourd’hui collection Hartmann), avec le baldaquin ajouré qui encadre la Théotokos, semblent

de date légèrement postérieure.

La plupart des monuments qui viennent d’être mentionnés pré-

1. Schlumberger, Deux volets d'un triptyque byzantin d'ivoire du XE siècle (Mélanges d'archéologie byzantine, p.337). Le volet de Dresdeestencoreinédit.

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