STÉATITES ET PIERRES GRAVÉES
Deux autres séries de monuments achèvent de montrer l’activité et l’habileté de cette école :
de sculpteurs. Ce sont d’abord les stéatites, dont M. Schlumberger a publié un assez grand nombre?. Elles représentent tantôt des saints, tel le samt Georges (fig. 330) figuré sur une plaque de Vatopédi (x° siècle), et tantôt, comme les mosaïques portatives, elles réunissent sur un même panneau les douze grandes fêtes de l'Eglise(Vatopédi, xr°siècle, cathédrale de Tolède, xn° siècle) *.
Parmi ces pièces diverses, et souvent médiocres, quelquesunes ont une réelle valeur d’art.
C'est le cas du beau bas-relief de la collection de Béarn (fig. 331), où, au-dessous du trône de l’Hétimasie gardé par
deux anges, sont rangés quatre saints guerriers, vêtus, non
Fig. 331. — Plaque en stéatite (collec- < nue Lion du Béarn), d’après Schlumberger, point du costume militaire, Mon. Piol, t. IX.
mais de la chlamyde et de la tunique des martyrs ; l'ensemble présente un remarquable carac-
2, Schlumberger, Deux bas-reliefs byzantins de stéalite (Mon. Piot, IX, 1903), où sont énumérés un certain nombre de ces monuments.