‹ Manuel d'art byzantinChapitre 17 sur 309 · partie de la décoration, que Didron vit encore en 1839, il ne reste · texte numérisé non relu

partie de la décoration, que Didron vit encore en 1839, il ne reste

presque plus rien aujourd’hui. 3

A la conque de la grande abside, la Madone, assise sur un trône, présente à l’adoration des fidèles le Christ enfant, en tunique d'or (fig. 232). Au-dessus de l’autel, dans la petite coupole surbaissée qui couvre le sanctuaire, les apôtres, rangés en cercle, reçoivent l'inspiration du Saint-Esprit, symbolisé par une colombe posée sur le trône de l'Hétimasie : dans les pendentifs des hommes en costume bariolé, représentant les tribus (vhx) et les langues {yAücoa), complètent le mystère de la Pentecôte. A la courbe de la grande arcade, veillent les archanges Michel et Gabriel. Aux niches latéraleset aux arcades de l’abside, se rangent les évêques et les docteurs qui, pour la plupart, ont quitté le monde sensible de l'église pour passer dans le monde intelligible du sanctuaire. Dans la petite abside latérale de gauche, sont figurés les deux épisodes bibliques de Daniel entre les lions et des trois enfants dans la fournaise.

Dans l’église enfin, sur tout le pourtour de l'édifice, s’aligne la foule des saints, martyrs et ascètes, héros de l'Église et du cloître, proposés comme des exemples à l'admiration et au respect de leurs successeurs. Parmi ces calmes et immobiles figures, à l’attitude recueillie et grave, aux traits sévères et durs, qui ne diffèrent guère que par l’âge, la forme et la couleur de la barbe ou des cheveux, quelques personnages pourtant frappent par un accent plus individuel. Voici saint Jean le Calybite, visage maigre et ascétique,

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