L'ORNEMENT SCULPTÉ
les plis des draperies, incisés dans le marbre, soient étrangement durs et cassants, est rendue encore, de même que dans les figures d’anges qui ornent les chapiteaux, avec une certaine habileté technique. D'autres artistes au contraire, ceux qui ont sculpté l’ambon d'Ochrida ou les linteaux de Chilandari, imitent les entrelacs fleuronnés de l'art arabe, dont on retrouve pareillement l'influence dans le décor des églises serbes et roumaines et dans les motifs floraux des sculptures de la Pantanassa. Ces compositions savantes et compliquées, d’un faible relief, d'un travail délicat, sont de véritables orfèvreries : et c’est un ouvrage d'orfèvre encore que le Christ en bas-relief, d’une technique curieuse et rare, qui se trouve encastré dans un mur de la Peribleptos à Mistra. Mais, quel que soit l'intérêt de ces sculplures, par la preuve surtout qu'elles apportent des influences diverses subies alors par l’art byzantin, ce sont les monuments de la peinture qui représentent la production essentielle du x au xvi* siècle et qui font le mieux apprécier la renaissance suprême de l’art byzantin.