Millet, Recherches, p
Pat
uauté d'inspiration qui anime l’art serbe et l’art byzantin. C’est le goût du réalisme qui se manifeste dans les nombreux portraits dont sont décorées les églises. C’est Étienne I à Zitcha, Dragoutine à Arilje, Miloutine et sa femme Simone à Sloudenitsa et à Gratchanitsa (fig. 413) ; c'est Douchan et Oliver (fig. 414) à Lesnovo,
Fig. 412. — Présentation de la Vierge au temple. Fresque de Stoudenitsa (d’après Pokrychkin).
Lazare à Ravanitsa, Étienne Lazarevitch à Manassia. De même Théodore Métochite s’est fait représenter à Kahrié, le despote Théodore Paléologue dans l’église du Brontochion à Mistra, l’empereur Alexis III de Trébizonde au monastère de la Mère de Dieu. Ces portraits sont aussi remarquables par la vérité du dessin et la force de l'expression que par la simplicité de l'exécution. Ils montrent un art soucieux de l’observation, capable de saisir la réalité et la vie, et en face de la peinture religieuse, un goût persistant de la peinture historique, qui se retrouve ainsi à toutes les époques de l'art byzantin.
Au delà de la Serbie, et parfois peut-être par son intermédiaire, l’école macédonienne et l'école crétoise ont exercé une large influence. La première fait au xiv® siècle sentir clairement son action
llet)
ET MOSAÏQUE après Mi