CHAPELLE PALATINE
de mosaïques, séparent du reste de l'église, par sa haute coupole à ; DEC JU Î
trompes d'angle portée sur quatre colonnes, c’est un édifice d'Orient.
Par son pavement, où le porphyre, le marbre, la serpentine se
Fig. 262. — Roger Il couronné par le Christ. Mosaïque de la Martorana à Palerme (Phot. Alinari).
mêlent aux entrelacs de mosaïques multicolores, par la parure des marbres incrustés d'émaux polychromes qui tapisse ses murailles et que couronne une haute frise de palmettes dorées, elle évoque
le souvenir des mosaïstes arabes, de leur art savant, de leur patiente virtuosité, et elle est arabe encore par son admirable plafond de bois qui retombe en stalactites et que décorent de délicates peintures persanes ; el enfin, par les mosaïques éblouissantes qui
Fig. 263. — Palerme. Chapelle Palatine. Mosaïques de la coupole (Coll. Hautes Études, GC. 726).
couvrent ses parois et ses voûtes et l'illuminent du prestigieux rayonnement de leurs fonds d’or, elle est purement byzantine. Pourtant les restaurations postérieures ont partiellement altéré ce bel ensemble. Dès le xiv® siècle, les rois aragonais ont, sur le mur occidental en particulier, substitué des mosaïques nouvelles à la décoration primitive. Le xvi* et le xvin® siècle ont remis à neuf la décoration de l’abside de gauche et de la grande abside. En 1798 enfin, on a détruit une partie des mosaïques qui décoraient le mur