‹ Manuel d'art byzantinChapitre 68 sur 309 · HR · texte numérisé non relu

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en 1066 au couvent du Stoudion!, et celui du Vatican (Gr. 372), jadis dans la Bibliothèque Barberini, et qui fut probablement enluminé pour un empereur du x1° siècle. On sait déjà la variété infinie qu'offre l'illustration de ce groupe, etles éléments divers dont elle est composée. Aux scènes empruntées à l’histoire de David, de Joseph, de Moïse, s'ajoutent en grand nombre les épisodes évangéliques, les allégories morales, les allusions symboliques ou politiques. Ce n’est point d’ailleurs qu'il y ait identité absolue de l’un à l’autre de ces manuscrits. On a montré par des exemples frappants que, d'une rédaction à l’autre, on peut saisir une véritable évolution ?, comme 1l est naturel, au reste, dans une œuvre qui demeura longtemps populaire et vivante.

Ce qui caractérise les plus anciens exemplaires, c’est un style réaliste, plein de fraîcheur et de verve, remarquable par la recherche de l'expression et l'observation de la nature (fig.

291, 292). Et sans doute ces qualités n'ont jamais entièrement disparu. Pourtant, dans

les exemplaires du xr° siècle, ap- Fig. 292. — Le Christ et la Samariparaît, sous l’action de l’Église, taine. Miniature du psautier Bar-

une tendance à la solennité, et Pepe Velicane),

une influence croissante de la liturgie, qui « à l’illustralion directe du texte substitue l'image

1. Cf. sur ce manuscrit, Millet, Recherches sur l'iconographie de l’'Evangile, 590-591.

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