Von Oppenheim, op. cit., vol. II, p
2, Von Oppenheim, op; cif:..p.! 240:
vées, les manuscrits brûlés et jetés dans les eaux du Tigre. « Telles étaient les ressources que les hommes avides d'instruction avaient pu rassembler dans cette ville avant une aussi épouvantablecatastrophe dit Kotb-ed-din el-Hanafi, que les Mongols ayant jeté dans le Tigre
tous les livres des collèges, leur amoncellement forma un pont sur
lequel pouvaient passer les gens de pied et les cavaliers, et que l’eau du fleuve en devint toute noire » !.
Douane de Bagdad (medressé de Mostansir transformé en 1823). Khan Ortma. Quelquesoitle sentiment qu'on puisse avoirsur l’asser- Lion évidemment hyperbolique de l'historien arabe, iln'en est pas moins vrai que les monuments du califat qui subsistent encore à Bagdad d’après les voyageurs récents, se bornent à ce medressé de Mostansir transformé en douane (fig. 7) et dont une longue inscription doune la date (306 H.-1232 J.-C.) ; au minaret de la mosquée de Souk-el-Ghazl (632 H.-1234J .-C.)et au Khan Ortma qui est attribué par d'Oppenheim à la période califalé. Ce dernier édifice a été décrit très exactement par M. Dieulafov?. C’est un vaisseau rectangulaire couvert de voûtes reposant sur une série, de grands arcs parallèles, au premier élage un balcon est soutenu par des encorbellements en stalactites très élémentaires. Des contreforts intérieurs reçoivent la retombée des ares minces reliés entre eux par des voûtains: en leur centre Ces voûtains ou berceaux cylindriques sont interrompus et surmontés de petites coupoles ajourées portant en partie sur le tympan des grands arcs et en partie sur les reims de ces voûtains ; les voûles sont décorées de mosaïques monochromes... les bandeaux et les tympans sont couverts de briques estampées analogues à celles du tombeau de Zobeïde et des édifices persansde la période seldjoucide *.
Koufa. — 11 faudrait pouvoir fouiller ces ruines abandonnées comme celles que Tavernier ‘ mentionne à quatre jours au sud de Mechhed-Ali, l’ancienne Koufa. «Ce grand palais tout de briques cuites au feu, ... chaque brique d'un demi pied en carré et épaisse de six pouces ; 1} y a dans ce palais trois grandes cours et dans chacune de beaux bitiments avec deux rangs d'arcades qui sont l’un sur l’autre. Quoique ce grand palais soit inhabité, il est encore tout enlier, .. Devant la porte de ce palais, 1l y a un étang accompagné
1. Le Bon, La Civilisation des Arabes, p. 168. 2, Tour du monde, t. XLIX, 1885, p. 156.