‹ Manuel d'art musulmanChapitre 104 sur 193 · Von Oppenheim, op. cit., IT, p · texte numérisé non relu

Von Oppenheim, op. cit., IT, p

PÉRIODE MÉDIÉVALE 341 Néanmoins d'autres monuments de Mossoul présentent des exemples d'emploi de céramique émaillée; ainsi, par exemple, le minaret de la mosquée d'Hammou-Kaddo ! qui est couronné d’une coupole ornée de faïences bleues et vertes.

Kara Seraï (Mossoul). — Dans le Kara Seraï, l’ancien palais de Bedr ed-din-Loulou ? à Mossoul, se trouvent aussi des décorations en plâtre sculpté, frises d'inscriptions ornementales, arcatures entrelacées et enfin figures de personnages assis, tellement semblables, dit Niebuhr, qu'elles paraissent avoir été imprimées dans la chaux dans une même forme (avec un même moule) *. C'est donc à Mossoul que nous devrions arrêter la limite occidentale de l'influence persane. Si plus tard certains éléments persans se trouvèrent mêlés, ou dans l'architecture des monuments de Konieh, ou dans l'architecture turque de Constantinople, ce fut, dans les premiers cas, par l'emploi de la faïence pour la décoration des intérieurs et dans le second cas par l’expatriation forcée d'artisans persans enlevés de Tauris par le sultan Sélim.

Tombeau de la fille d'Houlaqou à Maragha (1260 J.-C.). — La brusque conquête de la Perse par les Mongols, tout en amenant le contact d'influences diverses et de races nouvelles, ne semble pas avoir influé sur l'architecture elle-même. Gelle-ci s'était développée peu à peu sur place, par l'emploi des matériaux du pays, la brique, ou la pierre, suivant les lieux. Et lorsque la fille d'Houlagou fut enterrée à Maragha (Perse) en 1260, son tombeau (fig. 264) fut construit d’après les méthodes locales. On y voit employée la terre cuite émaillée en mosaïques, en stalactites, en arabesques géométriques. Ce tombeau était originairement surmonté d'une pyramide à base polygonale dont la partie inférieure seule subsiste. Il consiste en une sorte de chapelle, dont les faces limitées par des contreforts peu saillants, et décorés d'arabesques géométriques en relief, reposent sur un soubassement appareillé en pierre. Les arcades qui reposent sur ces contreforts sont aveugles et remplies par de larges stalactites ; la corniche est formée également de stalactites en terre cuite, et reçoit directement l'égout du toit.

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