Sarre, Reise in Kleinasien, p
5. C'est à peu près le même plan que celui du khan de Susuz à Selgé (Lanckoronski, Les villes de la Pamphylie et la Pisidie), dont la partie postérieure semble: seule avoir été conservée. ul
est enserrée de murs épais que cantonnent aux angles des tours massives sur plan carré et que des contreforts saillants épaulent de distance en distance.
C'est sur un plan ana- ï di logue que le Khan Sa :
blanc, Ak-khan, à Gon- m: DE | jarl (de 1200 à 1250 | J.-C.), a été construit, i u a mais sur de moindres hat 3: À dimensions. Le cara- RS A ; is vansérail d'Ishakh ?. a CE EE u— à Fee aussi un plan-semblable. 06 RS ad" - ie: :
à celui de Sultan-khan MR ne EPS
| Sn M Let HE et possède une petite pee | mosquée centrale. LA L me ; ; . La petite mosquée de À pra | Sultan-khanases murs - J mm - 4 en blocage revêtus de 4 — | marbre, les stalactites à | RS Fo sont analogues à celles ‘EE HE 3 ee d'Abh, mais, ce qut le : ‘h.. Li E EU 20 distingue, c'est que les | E- . | colonnettes du mihrab, Æ E” HEURE de bien qu'exécutées one re ; marbre. sont taillées Es es Fr ” comme si elles l’étaient À il ‘en faïence, avec leurs Sem CS Fa chapiteaux en forme de %4au fre Hits, dust
losange posé * sur l’an- | | Fig. 332. — Plan du caravansérail de Sultan-
gle et leur fût octogo- Khan (1229-1278),
nal à chanfreins ; c'est donc une transposition dans l’architecture lapidaire des formes de l'architecture céramique. C’est évidemment pour obéir à des considérations analogues qu'ont été tracés les ornements géométriques évidés du chambranle de l’en-
L'oarreés 00. Ci pit,
2, Bâti sous [Izeddin-Kaï-Kaous, de 607 H. (1210 J.-C.) à 647 H. (1149 J.-C.).
3. Des chapiteaux semblables se voient aux colonnettes de la grande porte du fond de la cour de Sultan-khan ; des chapiteaux de faïence identiques se trouvent à Konieh, au mihrab de Energhé-Djami, ou Sahib-Ata (Cf. Sarre, Persische Denkmäler ).
cadrement du porche, et surtout de ceux de l'arc ogival qui circonscrit les [ympans de la voussure. Ces mascarons circulaires, ces tables rectangulaires et même l'inscription qui est au-dessus de la
Fig. 333. — Portail extérieur de Sultan-khan (1229-1278).
clef, toutes ces parties ont été autrefois incrustées de marbre de couleur ou de faïence, dont un certain nombre de fragments sont encore restés fixés dans les alvéoles préparées pour les recevoir (fig. 333).
De singulières cannelures en bâtons rompus décorent les fûts des colonnettes du portail et des niches du porche. On ne peut guère
mannnnnannnta nt
CTLTTELETI EL TENTE CELL ELE ELEC ECPCECE ELEC
iche de gauche du portail de Sultan-khan (1229-1278).
en comprendre la signification à moins de penser qu'on a voulu rappeler ainsi, par un jeu d'ombres et de lumière, l'effet décoratif
De 335. — Portail nord de la grande mosquée de Divrigui (628 H.-1228 \ J.-C.).
obtenu sur les colonnes en briques émaillées par les dessins et les contrastes descouleurs de celles-ci (voirle liwan du Sirtcheli-medres sé, fig. 338). Les tympans de la niche (fig. 334) sont décorés d'in-
LES MONUMENTS SELDJOUCIDES D ARMÉNIE ET D ANATOLIE 455 î
crustations de marbre, ainsi que le champ qui sépare l'encadrement de celle-ci de la corniche en stalactites qui forme le départ de la voussure.
Les caravansérails si utiles à la prospérité commerciale d'un pays ont été un des luxes des sultans seldjoucides, aussi le portail d'Akkhan n'est-il pas moins remarquable que celui de Sultankhan. Sans les décrire, deux remarques importantes sont nécessaires. Dans l'encadrement du portail se voit une grecque absolument antique de facture et de composition !. Puis les colonnettes qui supportent la grande voussure n'ont plus une base copiée surles bases antiques, comme à Sultan-khan. Le fût se termine à sa partie inférieure par une demi-coupole à côtes dont le sommet repose sur celui d'une sorte de pyramide. C'est le principe de la colonnette ottomane que nous retrouverons employée partout dans les porches et les mihrabs des édifices turcs de Constantinople (notamment à la porte de la mosquée Bayezidié (fig. 373) et à celle de la mosquée du sultan Ahmed (fig. 387;. On voit aussi aux colonnettes des niches de ce portail des chapiteaux copiés sur des chapiteaux en faïence (demi-sphère coupée par quatre plans verticaux). on ue
Un autre fait fort singulier est à signaler : les chapiteaux à feuilles de la niche de Sultan-khan, ceux du portail du Sirtcheli medressé, ceux de Tchifté-minaret et de l’imaret Oulou-Djami d'Erzeroum dessinés par Texier offrent une analogie difficile à expliquer avec les chapiteaux du portail occidental de la cathédrale de Palerme. On ne saurait passer sous silence cette singulière ressemblance attribuable, semble-t-il, à un même désir de copier les chapiteaux corinthiens, et à une même inhabileté à les interpréter.
Grande mosquée de Divriqui ? 1228. — Par ordre chronologique nous sommes amenés à étudier le portail de la grande mosquée de Divrigui (fig. 335), construit en 628 H.-1228J.-C. que jecrois pouvoir rapprocher du portail d'Indjé-minaréli* à Konieh (fig. 337).
Ces deux monuments présententune ornementation singulière.
1. Ce caravansérail a été bâti avec des matériaux antiques provenant de Laodicée qui est tout à côté et il est probable qu'un de ces fragments portant une grecque aura séduit le sculpteur par son aspect décoratif et qu'il l'aura copiée dans le portail du caravansérail.
2. Sur les monuments de Divrigui et de Siwas, consulter les articles de MM. Huart et Grenard, Journal asiatique, 9° série, 17 et 26, etc. A. Houtsma, « Les Banou Mangutchek », Revue orientale, 1904, p. 277 et suiv.