Cf. Pâérvillée; op; el, DE
2. L'une de ces tribunes était destinée aux femmes et l’autre aux hôtes du sultan.
3. Ces rinceaux et ces fleurons sont nettement persans comme dessin.
de carreaux hexagonaux de faïence verte encadrés d’une bande
Fig. 362. — Portail de Yéchil-Djami à Brousse.
bleu turquoise, les fenêtres sont encadrées de chambranles de marbre entourés eux-mêmes d’une bande de faïence à rinceaux et à fleu-
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rettes ; le tout est couronné d'une frise d'inscriptions en faïence où les caractères d’un blanc pur entrelacés de lettres coufiques dorées se détachent sur un fond d'arabesques multicolores où le bleu domine. Au fond de la mosquée ce lambris émaillé vient buter contre l'encadrement de l'énorme mihrab (fig. 363) qui est une véritablé merveille de céramique émaillée. On y retrouve à la fois les frises lisses et peintes, les stalactites, les revêtements à reliefs, et les colonnettes à bases et à chapiteaux géométriques que nous avons trouvés en Perse et dans le Turkestan. La richesse de coloration de ce beau monument est tout à fait remarquable. Ces décorations émaillées se retrouvent encore dans le passage central et dans les chambres latérales (fig. 364). Celles-ci, outre leurs lambris émaillés (dont quelques-uns ont été refaits au xvi® siècle, en faïence de Kutahia), présentent encore des types d'une décoration fort originale assez rare en Turquie. Comme Brousse est sous un climat assez rude, on a dû partout mettre des cheminées dans les maisons ! et dans les pièces habitées des mosquées. Ces cheminées sont en forme de niches surmontées d'une hotte conique ; on a donc ménagé des cheminées dans trois des chambres situées au rez-de-chaussée et dans deux tribunes du premier étage (fig. 364). Comme la niche en plâtre dont ces cheminées sont constituées formait saillie sur le mur, on a dissimulé cette saillie en avançant de toute l'épaisseur de la niche, le nu du mur, et pratiqué dans cette paroi un certain nombre de niches ajourées (ce sont les taktchés persans). Les niches sont des armoires ouvertes et quelques-unes d’entre elles sont assez grandes (fig. 365). Toute la surface des parois a été décorée de reliefs creusés dans le plâtre (c'est une variété des noukch-hadidas mogrebins, accommodée au goût persan et turc). À certains endroits, ces arabesques ont été rehaussées de bleu et de rouge, mais l'effet de ces couleurs est loin d’être très heureux. D'autres applications du plâtre ont ét