MOSQUÉE SÉLIMIÉ A ANDRINOPLE ÉD
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piliers sont recreusées en longs panneaux rectangulaires qui enlèvent à ces énormes prismes la lourdeur que leur auraient donnée des faces planes. Des colonnes de marbre, de granit, de por-
Fig. 379. — Mosquée Sélimié à Andrinople (de 978 H.-1570 J.-C. à 982 H.-1574 J.-C. d’après Kugler).
phyre soutiennent les galeries intérieures du côté de l'entrée et sur les faces latérales : les tribunes s'ouvrent au-dessus des galeries du rez-de-chaussée qu'un mur percé de fenêtres éclaire sur la mosquée. Des inscriptions dorées, des voussoirs de marbre clairs et foncés comme à la Suleïmanié, des stalactites, des baies cintrées composent la décoration architecturale complétée par des vitraux, et pour le sanctuaire M (fig. 379) par un merveilleux revêtement en
faïence émaillée . Le minbar, tout en marbre repercé à jour couronné d'une flèche polygonale richement décorée de peintures, élève sa tribune plus haut que les fenêtres du premier étage ; mais ici encore les barbouilleurs italo-tures ont fait leur œuvre, et leurs hideuses inventions dénaturent la beauté de ce chef-d'œuvre.
Fig. 380. — Mausolée du sultan Sélim IT à Constantinople (979 H.-1581 J.-C.).
Néanmoins on peut considérer la Sélimié d'Andrinople comme une des plus belles œuvres de l’art turc.
Turbé du sultan Sélim II. — Le turbé du sultan Sélim Il (979 H.-1571 J.-C.) (fig. 380 et 381) peut être attribué aussi à Sinan, d'après la liste des œuvres de ce maître que donne Méhemet Chefki *. Ce charmant petit édifice, qui se trouve tout près de Sainte- Sophie, se compose d’une salle carrée où huit colonnes inscrivent un plan octogonal suivant lequel les arcades qui posent sur ces col onnes sont déterminées; un nombre égal de légers penden-
1. Dans la hauteur du rez-de-chaussée seulement. De chaque côté du mihrab, et sur les faces latérales de l’abside sont de grands panneaux de faïence à fond blanc, comme nous en verrons plus loin au turbé de sel | E 1K