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bassin de cinq cents pas de long sur trois cents de large, revêtu de pierres de taille rouges, et qui a sur ses côtés vingt-huit dômes de pierre dont chacun renferme quatre sièges de la même matière. On monte à chaque pavillon au moyen d’un escalier en pierre. Au milieu de l'étang, il y a un grand pavillon haut de quatre étages dont chacun a quatre sièges. C’est le père du sultan Koueïl qui à fait construire ce bain. Il y a vis-à-vis de celui-ci une mosquée cathédrale pour les musulmans. La mosquée a des marches au moyen desquelles on descend jusqu'au bassin où les fidèles font leurs ablutions et se lavent ».
Serait-ce enfin de l'Inde que vint aux musulmans l'usage des meubles ornés d’or ou d'argent? On pourrait le croire, d’après la description faite par Ibn-Batouta! du cadeau fait par le sultan de l'Inde à Nassir-ed-din, prédicateur de Termedh. — « C'était une chaire en bois de santal blanc, nommé al-mokassiry. On l’orna avec des plaques et des clous d’or, et l’on adapta à sa partie supérieure un rubis magnifique. »
Les fêtes données par les sultans de l'Inde comportaient un luxe de tentures analogues à celui que déployaient les califes abbassides et les rois de Perse. Les rues étaient tendues de tapis, non seulement le long des maisons, mais encore sur le sol. On dressait sur le parcours du cortège royal des pavillons en bois, à étages, dont les coupoles et les balcons étaient tendus d'étoffes de soie brodées d’or, des chanteuses et des danseuses s’y tenaient. Des réservoirs faits au moyen de peaux de buffles et remplis d’eau dans laquelle on avait délayé « du sirop » ? permettaient au public de se rafraichir. |